Québec, le 15 février 2012 – La Commission de l’aménagement du territoire de l’Assemblée nationale termine aujourd’hui ses consultations sur le projet de loi sur l’occupation et la vitalité des territoires. Pour Vivre en Ville, dont le mémoire a été déposé auprès de la Commission, l’aménagement et l’urbanisme sont incontournables pour optimiser l’occupation et la vitalité des territoires.
« La mise en valeur et la vitalité des territoires sont actuellement menacées par la persistance de mauvaises pratiques d’aménagement. Nous dilapidons le territoire agricole, et nous reproduisons partout des développements de trop faible densité qui entraînent des coûts majeurs en infrastructures publiques », s’alarme Alexandre Turgeon, président exécutif de Vivre en Ville.
Par ce mémoire, Vivre en Ville souhaite appuyer le ministère des Affaires municipales, des Régions et de l’Occupation du territoire dans sa démarche. Vivre en Ville est notamment d’avis que le gouvernement du Québec doit s’attaquer fermement aux principaux enjeux que constituent l’étalement urbain et la dévitalisation des noyaux urbains et villageois, en misant sur des pratiques durables d’aménagement et d’urbanisme. Déterminant l’utilisation optimale, rationnelle et économe du territoire, les bonnes pratiques d’aménagement et d’urbanisme, tant à l’échelle d’une MRC qu’à celle d’un quartier, peuvent assurer la qualité des milieux de vie et leur attrait.
Vivre en Ville rappelle l’importance que joue la planification de l’aménagement dans une logique d’optimisation des investissements publics, notamment en matière d’infrastructures. « Nous n’avons pas les moyens à la fois de soutenir l’étalement urbain, un mode de développement très consommateur de ressources, et en même temps d’investir pour soutenir la revitalisation des villages et noyaux urbains », souligne Alexandre Turgeon. « En mettant fin à l’étalement urbain, nous optimiserons l’utilisation des infrastructures publiques et ferons d’importantes économies ».
La protection du territoire agricole fait aussi l’objet de recommandations particulières, étant donné son importance dans le dynamisme des régions. Cet objectif rejoint celui de mettre fin à l’étalement urbain, puisque la consolidation des périmètres d’urbanisation existants contribuera à maintenir l’intégrité du territoire et la pérennité des activités agricoles. Finalement, Vivre en Ville recommande que la localisation des activités, et en particulier celle des services publics, soit réfléchie dans l’optique d’assurer leur accessibilité à tous et de manière à favoriser la mobilité durable.
Griffintown possède plusieurs des atouts d’une collectivité viable. Le secteur, construit avant l’ère de l’automobile, possède encore plusieurs des caractéristiques liées à l’échelle humaine. Son passé lui a laissé en héritage une diversité architecturale. Son emplacement est idéal pour y implanter une réelle mixité des fonctions. Sa requalification doit donc profiter de cette situation enviable.
Quelques principes que nous véhiculons sur les collectivités viables méritent d’être rappelés afin de guider les choix qui seront pris et les actions qui seront misent en oeuvre dans les années qui viennent à Griffintown. Ceux-ci sont expliqués succintement dans notre mémoire et dans l’annexe composée d’un document illustrant le redéveloppement exemplaire de quatre quartiers modèles à travers le monde. Diversité des usages, bien baliser pour créer une identité et une obsession du piéton sont trois lignes directrices à utiliser.
Québec, le 13 février – Écobâtiment et Vivre en Ville saluent le renforcement des normes d’efficacité énergétique des nouvelles constructions résidentielles annoncées aujourd’hui par le gouvernement du Québec. « Des normes plus sévères au Code permettront de se rapprocher des meilleures pratiques, déjà appliquées par les entrepreneurs avant-gardistes du secteur résidentiel », explique Francis Pronovost, expert-conseil à Écobâtiment.
L’atteinte des objectifs québécois de réduction de la facture énergétique, de développement urbain durable et de réduction des gaz à effet de serre exige en effet que le Code de la construction soit renforcé pour réduire les pertes énergétiques des bâtiments. « L’objectif, c’est de tendre, à terme, vers une norme d’énergie nette zéro, carbone neutre, pour les nouvelles constructions résidentielles, mais aussi institutionnelles et commerciales », renchérit Alexandre Turgeon, président de Vivre en Ville.
L’annonce d’aujourd’hui est bienvenue, alors qu’il y a longtemps que les normes n’avaient pas été rehaussées. « Les normes du bâtiment sont plus élevées dans des pays au climat plus tempéré, dont la France et l’Allemagne. Compte tenu de cela, il faut absolument que le Québec propose des normes qui sont parmi les meilleures au monde », poursuit M. Turgeon.
Pour les organismes, les prochains chantiers en bâtiment durable sont de trois ordres : une meilleure formation des intervenants du milieu de la construction et des normes plus sévères en aménagement et choix de localisations des bâtiments. « Il faudrait également établir une cote d’efficacité énergétique pour les nouvelles constructions, à l’image des cotes de rendement qui existent dans les industries de l’automobile et des électroménagers », conclut Francis Pronovost.
Québec, le 8 février 2012 – Le Conseil régional de l’environnement de la région de la Capitale -Nationale (CRE – Capitale nationale) et Vivre en Ville ont mandaté leurs avocats Langlois Kronström Desjardins afin de déposer une requête demandant la permission d’en appeler devant la Cour du Québec de la décision rendue le 16 janvier dernier par le Tribunal administratif du Québec (TAQ) qui ne leur reconnait pas un statut de personne intéressée. La décision du TAQ empêche les deux groupes environnementaux de donner suite à leur contestation de l’exclusion de 166 hectares du territoire agricole de six municipalités de la Côte-de-Beaupré, acceptée en mai 2011 par la Commission de protection du territoire agricole du Québec (CPTAQ).
« Le TAQ a donné une définition beaucoup trop restrictive de la notion de développement durable, pourtant énoncée dans l’objet même de la Loi », souligne Alexandre Turgeon, directeur général du CRE – Capitale nationale. «La protection du territoire agricole fait d’emblée partie du développement durable », précise le directeur général qui déplore que l’utilisation d’une définition trop étroite du développement durable empêche un débat de fond sur les conditions pouvant mener à un dézonage agricole dans le cadre d’une demande à portée collective.
De plus, le TAQ rejette l’intervention des associations parce qu’elles ne subissent pas de contrecoups directs du dézonage agricole. « Pourtant, face à une telle demande de dézonage, la protection du territoire agricole est un enjeu collectif qui va bien au-delà de l’intérêt particulier de chacun des propriétaires de terres agricoles », rappelle Christian Savard, directeur général de Vivre en Ville.
La requête introductive d’un recours contestant la décision de la CPTAQ dans le dossier du dézonage agricole de la Côte-de-Beaupré avait été déposée conjointement, en juin, par le CRE – Capitale nationale, Vivre en Ville et l’agricultrice Brigitte Robinet. Seul le recours de cette dernière a été accueilli par le TAQ, qui limite toutefois sa portée à la municipalité où se trouve sa propriété, Sainte-Anne-de-Beaupré.
Le 27 janvier dernier se tenait au Centre culture et environnement Frédéric Back de Québec l’assemblée générale annuelle de Vivre en Ville. En présence des membres, des administrateurs et des employés des trois bureaux, la direction a présenté le rapport d’activités 2010-2011 pour la période se terminant le 31 août 2011. La soirée s’est conclue par une présentation de David Paradis, directeur des Stratégies collectivités viables, sur le thème « Mobilité durable et qualité des espaces publics ».
L’année 2010-2011 a en effet été riche en projets réalisés par l’équipe, notamment la campagne Saga Cité, le projet de verdissement « Verdir un milieu de vie », la Semaine des transports collectifs et actifs de Gatineau et le développement du service-conseil et de l’action publique dans les différents dossiers québécois ayant trait à la mission de Vivre en Ville. Cette année a également marqué l’ouverture des bureau de Montréal et de Gatineau et l’étape du financement pour les Stratégies collectivités viables.
Les différents projets, dossiers et le déploiement des activités dans les trois bureaux de Vivre en Ville sont autant de défis stimulants qui annoncent une année 2011-2012 bien remplie et nous permettant de mieux faire rayonner notre mission, à l’échelle du Québec. Pour en savoir plus, consultez le rapport d’activités 2010-2011 ou la page Nos activités de notre site web.
Québec, le 30 janvier 2012 – Vivre en Ville estime que le projet de l’Îlot Irving, considérant les caractéristiques du terrain, les qualités du projet et les gains obtenus par la société civile, constitue un projet acceptable.
Le projet sur lequel porte le référendum du 5 février prochain présente plusieurs qualités : continuité du bâti et consolidation de la vocation commerciale le long de la rue Saint-Jean, mixité sociale, mixité des fonctions et verdissement du bâtiment, notamment. Pour Alexandre Turgeon, président de Vivre en Ville, « Le projet constitue un compromis acceptable entre les intérêts du promoteur, ceux des résidants et des gens d’affaire du quartier, et les enjeux de consolidation de la trame urbaine et de qualité de vie. » Et ce, d’autant plus que le stationnement de surface présent actuellement sur cet îlot défigure le secteur. « L’Îlot Irving, c’est une verrue dans le paysage du quartier St-Jean-Baptiste depuis trop longtemps. Le projet n’est peut-être pas parfait, mais il passe la rampe et sera beaucoup mieux que la situation actuelle », souligne Alexandre Turgeon.
De par ses caractéristiques, le projet est typique des défis que les collectivités ont à relever et dont Vivre en Ville est un promoteur de longue date : « construire la ville sur la ville » au lieu de poursuivre l’étalement urbain, favoriser la mixité des fonctions pour assurer l’accès à des services de proximité, intégrer du logement social pour limiter les conséquences de l’embourgeoisement des quartiers les plus prisés. Vivre en Ville, organisation pan-québécoise, a ainsi jugé pertinent d’intervenir dans le débat public entourant un projet, d’échelle très locale, qui relève plutôt bien ces défis.
Vivre en Ville veut par ailleurs souligner le processus à travers lequel le projet est passé. « Nous avons assisté à une réelle négociation entre les acteurs privés et la société civile afin de bonifier le projet », souligne Alexandre Turgeon, qui salue en particulier « le travail du Comité populaire St-Jean-Baptiste, qui a permis l’inclusion d’une coopérative de vingt logements et est un excellent exemple d’implication de citoyens dans l’amélioration de la qualité de leur quartier ».
Peu importe les résultats du référendum, les enjeux de mixité sociale et de lutte contre l’étalement urbain demeureront cruciaux, et ce, non seulement au centre-ville, mais également en banlieue. « La Ville doit continuer de porter ces enjeux, et l’opposition locale de certains citoyens ne doit en aucun cas devenir une excuse pour renoncer », met en garde M. Turgeon. « On ne peut pas faire porter le poids d’un choix de société aux quelques 6 000 résidants de la zone appelés à voter le 5 février. Il est important, peu importe le résultat du référendum, que la Ville de Québec accentue ses efforts en matière d’intégration de logements à but non lucratif, en particulier dans les quartiers biens desservis en services de proximité, en transport en commun et près des principaux pôle d’emploi », conclut M. Turgeon.
Vivre en Ville est actuellement à la recherche d’un agent de soutien logistique, qui sera responsable de soutenir l’organisation des activités de formation et d’accompagnement du projet Stratégies collectivités viables. Vous trouverez l’information complète dans l’offre en format PDF. Les candidatures sont à transmettre avant le mercredi 8 février 2012 17h00, selon la procédure indiquée.
Vivre en Ville tiendra sa prochaine assemblée générale annuelle le vendredi 27 janvier 2012 à 17h30, au Centre culture et environnement Frédéric-Back à Québec. L’assemblée générale annuelle est l’occasion de vous informer sur les plus récents projets et activités de Vivre en Ville et faire le bilan de l’année 2010-2011.
Cette année, l’assemblée générale sera suivie d’une conférence de David Paradis, urbaniste et directeur des Stratégies collectivités viables chez Vivre en Ville, qui portera sur le thème suivant : « Mobilité durable et qualité des espaces publics ».
Montréal, le 12 janvier 2012 – Le Comité de vigilance Turcot tire ses conclusions, après plus d’une année d’existence, sur le projet de réfection du complexe Turcot du ministère des Transports du Québec (MTQ). Après avoir rencontré les principaux intervenants dans le dossier, fait ses recommandations, soutenu et expliqué sa position, il appert pour le Comité que le gouvernement du Québec est actuellement dans une impasse avec ce projet. Pour le Comité, il est inconcevable que les coûts énormes prévus pour ce projet ne permettent pas d’atteindre les objectifs gouvernementaux en termes de développement et de mobilité durables. Malgré l’ouverture affichée de faire plus de place aux transports collectifs, le MTQ en donne encore trop aux voitures. Le gouvernement doit absolument évaluer la pertinence des investissements à faire dans ce projet à la lumière de ces considérations, cela d’autant plus que le projet a augmenté de plus de 2 milliards de dollars en cinq ans.
Pourquoi tant d’argent pour plus de congestion ?
Le Comité tient à rappeler qu’avec Turcot, le gouvernement a entre les mains le projet autoroutier le plus cher du Québec et un chantier qui conditionnera nos transports pour plusieurs générations. Rien que le déplacement des voies ferroviaires et de l’autoroute 20 vers la falaise St-Jacques coûterait des centaines de millions de dollars.
Le Comité considère qu’il serait aberrant que tout cet argent soit investi dans le maintien de la congestion, de la pollution atmosphérique, des émissions de gaz à effet de serre et dans la construction d’une structure autoroutière en plein cœur de la métropole.
« On risquerait fort de se moquer de nous dans 20 ans si un tel projet voyait le jour. C’est un projet extrêmement coûteux pour les Québécois, dont la justification de l’augmentation phénoménale du prix global est loin d’être claire. Rappelons que le coût, estimé à 887 millions en 2006, a grimpé à trois milliards de dollars. Dans un contexte de manque d’argent majeur dans le domaine des transports, le gouvernement se doit de bien considérer les investissements à faire dans Turcot. Il n’a pas le droit de se tromper dans un projet si cher » souligne Dominique Daigneault, secrétaire générale au Conseil central du Montréal métropolitain CSN.
Le MTQ fonctionne avec des prémisses dépassées et la Ville de Montréal a fait marche arrière
En plus de coûter une fortune, les modifications apportées au projet initial depuis un an ne permettront pas d’atteindre les objectifs fixés par les différents paliers de gouvernement, notamment en matière d’émission de GES et de transfert modal vers les transports collectifs, qui sont soutenus par le Comité de vigilance Turcot. La ville de Montréal elle-même avait présenté en 2010 un projet qui faisait preuve de courage car il demandait un véritable changement de paradigme. Or la Ville a changé de position puisqu’elle semble se satisfaire du projet actuellement sur la table. Pourtant, le maire de Montréal se fait l’ardent défenseur d’une vision de développement durable axée notamment sur les transports collectifs.
Coralie Deny, directrice générale du Conseil régional de l’environnement de Montréal, déplore que « le projet accuse encore un préjugé clairement favorable à l’automobile. L’expérience du passé nous le prouve avec la création concomitante du métro et des autoroutes : favoriser en même temps l’automobile et les transports collectifs n’entraîne pas un transfert des déplacements effectués en voiture vers le transport collectif. Nous partions avec l’intention de voir bonifié substantiellement le projet mais aujourd’hui nous constatons que ce n’est toujours pas le cas. En choisissant de ne pas intervenir vigoureusement, le gouvernement effectue des pratiques dépassées en transport et en aménagement, qui ne répondent pas à un véritable développement durable ».
Une intégration urbaine qui laisse encore à désirer
Le comité reconnaît que les aménagements prévus pour mettre en valeur l’éco-territoire de la falaise sont intéressants. Toutefois, le déplacement des voies ferroviaires vers le nord, ainsi que la décision de supporter la structure par l’érection de murs dans l’axe nord-sud, représentent des décisions qui ont un impact majeur sur la trame urbaine en termes de connectivité inter-quartiers et d’aménagement du territoire.
Selon Pierre Gauthier, « l’effort collectif à consentir pour passer au vert en matières d’aménagement du territoire et de transports est de l’ordre du projet de société. Le gouvernement ne peut faire fi de la multitude de voix qui s’élèvent pour demander que le projet tienne compte véritablement des quartiers traversés et avoisinants. Cela signifie reconsidérer les infrastructures projetées sous cet angle. »
Le gouvernement a encore le choix
Le Comité, lors de ses précédentes interventions publiques et dans sa lettre adressée au Ministre, dressait déjà de tels constats, avec des points très précis, et demandait au ministre une rencontre d’ici la fin 2011 pour en discuter. Cette rencontre n’a pas eu lieu et aucune date n’a été proposée jusqu’à présent. Tel que stipulé dans la lettre, le Comité de vigilance Turcot dresse donc aujourd’hui un bilan décevant de ses travaux et doit rejeter le projet de réfection du complexe Turcot sous sa forme actuelle, tout en espérant encore que le MTQ et la Ville de Montréal se montrent ouverts à reconsidérer le projet pour produire un complexe Turcot durable pour les 100 prochaines années, qui favorisera réellement la mobilité des personnes et des marchandises en mettant l’accent sur le transport collectif, en diminuant la pollution et en le rendant le plus intégré possible dans la trame urbaine. La balle est donc dans le camp du gouvernement du Québec et de la Ville de Montréal.
Sidney Ribaux, coordonnateur général d’Équiterre réitère la demande du Comité de vigilance Turcot : « Nous lançons à nouveau un appel à la cohérence au Ministre des transports, monsieur Moreau, pour que des changements importants soient apportés au projet afin de respecter les diverses politiques gouvernementales et d’entendre la voix citoyenne qui en fait la demande. »
Amélioration du processus et intégration d’une vision globale pour les projets futurs
Si le Comité considère intéressant le processus de discussion mis en place avec le MTQ, il constate que celui-ci arrive bien trop tard dans la planification du projet. Pour faire en sorte qu’une telle démarche, par ailleurs très intéressante, porte vraiment fruits, le Comité considère que le dialogue doit être engagé au tout début de la réflexion sur la mise en œuvre d’un tel projet. Le Comité demande au gouvernement de le faire pour les projets futurs.
Selon Florence Junca-Adenot, directrice du Forum Urba 2015, département d’études urbaines UQAM, « pour intégrer dans de tels projets les objectifs des gouvernements et les préoccupations urbaines environnementales de mobilité de la société civile, il faut du temps. Cela signifie obligatoirement de débuter les échanges à cet effet très en amont. De cette façon, les entreprises en charge de réaliser les projets partent avec des demandes claires d’intégrer ces objectifs dans les plans. Dans le cas de Turcot, si un tel processus avait été mis de l’avant il y a 4 ans, on aurait eu des propositions bien plus intéressantes dans le devis de performance. Il ne faut surtout pas répéter cette erreur.»
L’ampleur de ce projet nécessite aussi une vision régionale des enjeux et des solutions. L’absence actuelle d’une telle vision nuit à une prise de décision éclairée.
Pour consulter les recommandations du Comité de vigilance Turcot, les communiqués et le résumé de ses rencontres avec les différents intervenants : www.vigilanceturcot.org
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Pour tous renseignements :
Émilie Boisvert-Croteau, CRE-Montréal 514-842-2890 poste 222
Written on janvier 13, 2012 at 9 h 24 min, by Philippe
Plan métropolitain d’aménagement et de développement de Québec
De sérieux efforts de planification; de mauvais réflexes sur l’utilisation du territoire agricole
Communiqué de presse
Pour diffusion immédiate
Québec, le 16 décembre – Vivre en Ville estime que le Plan métropolitain d’aménagement et de développement (PMAD), adopté jeudi par la Communauté métropolitaine de Québec (CMQ), a reçu des bonifications intéressantes depuis le projet présenté au printemps dernier, mais qu’il laisse perdurer dans la région une tendance préoccupante à l’empiètement sur les milieux agricoles. Le véritable test pour la suite sera l’engagement des différents acteurs à construire la ville sur la ville au lieu de poursuivre l’étalement urbain.
Christian Savard, directeur général de Vivre en Ville, souligne certains gains : « L’agrandissement du périmètre d’urbanisation métropolitain a été jugé supérieur aux besoins réels, et donc revu à la baisse d’environ 150 hectares nets. De plus, les villes doivent d’abord répondre aux stratégies du PMAD, comme la consolidation, avant d’agrandir leur périmètre d’urbanisation. » Le PMAD a aussi gagné en crédibilité puisque l’atteinte d’une cible de deux logements potentiels pour chaque nouveau ménage n’est plus un justificatif pour élargir les périmètres d’urbanisation.
Certaines des recommandations de Vivre en Ville visant à aménager plus durablement la région et à faciliter la mobilité des personnes sont cependant restées lettre morte. « Sans une hausse des seuils minimaux de densité résidentielle, qui demeurent trop faibles et consommateurs de ressources, il serait illusoire de croire qu’on augmentera l’accessibilité à des transports collectifs efficaces. » Vivre en Ville avait suggéré de rehausser les seuils de densité de 20 logements à l’hectare, particulièrement pour Québec et Lévis, afin de permettre une desserte performante en transport collectif et d’optimiser l’utilisation des services et infrastructures.
Pour Vivre en Ville, le principal écueil du PMAD reste l’empiètement sur le territoire agricole. « Malgré les recommandations successives des rapports Pronovost et Ouimet, on continue, dans la région de Québec, à considérer le territoire agricole comme une réserve de territoire à bâtir. C’est d’autant plus préoccupant que les périmètres urbains actuels présentent des superficies disponibles amplement suffisantes pour répondre à la demande en nouvelles habitations pour les 20 prochaines années. Il y a là une occasion manquée de lancer le signal d’un virage réel vers la consolidation des milieux bâtis et la fin de l’étalement urbain », regrette Christian Savard.
Vivre en Ville souligne par ailleurs la responsabilité du gouvernement du Québec d’appuyer et d’accompagner la mise en œuvre du PMAD. La réalisation de développements urbains de qualité peut être facilitée à travers des programmes de redéveloppement urbain mais aussi de soutien à l’émergence d’écoquartiers. L’arrêt de l’augmentation de la capacité routière et le financement du développement des transports collectifs sont un autre volet capital. Enfin, le gouvernement doit donner l’exemple, et garantir la cohérence des actions gouvernementales avec les orientations en matière d’aménagement, notamment en ce qui concerne la localisation des grands équipements. Ces actions devraient s’incarner dans une Politique québécoise de l’aménagement durable du territoire.
Dans les prochaines semaines, Vivre en Ville étudiera dans le détail ce Plan qui aura un impact sur le développement des vingt prochaines années dans la région. La vigilance et l’engagement de l’ensemble des acteurs – société civile, professionnels, élus locaux, État – seront essentiels pour engager la région sur la voie de l’aménagement durable du territoire.
Une des bonnes solutions pour atteindre une réduction des émissions de gaz à effet de serre
Québec, le 15 décembre 2011 – Vivre en Ville, le regroupement québécois pour le développement urbain, rural et villageois viable, salue l’initiative du gouvernement du Québec, annoncée aujourd’hui par le ministre Pierre Arcand, d’adopter le système de plafonnement et d’échange de droits d’émission de gaz à effet de serre (GES).
Dans le contexte du retrait du Canada du Protocole de Kyoto, il est avantageux que le Québec se place à l’avant-garde des États nord-américains qui s’activent dans la lutte contre les changements climatiques, en lançant dès janvier le marché du carbone. Vivre en Ville croit que le Québec a le potentiel d’être un acteur de premier plan en réduction des GES et en développement durable et il pose, avec cette annonce, un geste de plus en ce sens.
Pour Alexandre Turgeon, « la réduction des émissions de GES par les pollueurs est un enjeu majeur de dynamisation économique au Québec. Le système de plafonnement, développé de façon proactive, engage sans aucun doute le Québec dans une très bonne voie. Nous avons très hâte à 2015, où les acteurs du transport, principal secteur d’émissions de GES au Québec, serons inclus dans le système ». D’ici à l’inclusion du secteur des transports, le gouvernement devrait fixer l’objectif de quintupler le montant de la redevance sur les hydrocarbures qui alimente le Fonds vert. Le président de Vivre en Ville croit par ailleurs que d’autres mesures favorisant un aménagement durable du territoire et une mobilité durable des Québécois devront accompagner l’annonce d’aujourd’hui, afin d’atteindre l’objectif québécois de réduction de 20% des GES pour 2020.
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Renseignements
Philippe Cousineau Morin
514-799-1906
philippe.cousineaumorin@vivreenville.org
Written on décembre 15, 2011 at 15 h 12 min, by Philippe
Le Plan métropolitain d’aménagement et de développement améliore la situation, sans renverser la tendance à l’étalement urbain
Montréal, le 8 décembre 2011 – Vivre en Ville estime que le Plan métropolitain d’aménagement et de développement (PMAD), adopté aujourd’hui par la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM), amène des gains, notamment en matière de protection des espaces agricoles et naturels, mais ne pourra pas, à lui seul, enrayer la tendance à l’étalement urbain. L’amélioration continue et l’engagement des différents acteurs, par la suite, sera le véritable enjeu, alors que le PMAD marque l’amorce, et non l’aboutissement, d’une urbanisation plus durable.
Christian Savard, directeur général de Vivre en Ville, souligne certains gains : « Au moins, nous avons la preuve que la CMM peut accueillir, dans la zone blanche actuelle, tous les nouveaux ménages attendus pour les 20 prochaines années ». Le PMAD affirme en effet que les superficies disponibles sont suffisantes pour accueillir, à l’intérieur des périmètres d’urbanisation, toute la croissance démographique prévue d’ici 2031 dans la CMM.
« On établit aujourd’hui qu’il n’y a pas nécessité d’empiéter sur la zone agricole, et on ajoute une liste de critères plus sévères pour les éventuels cas d’exception », poursuit M. Savard. Avec cela, le directeur de Vivre en Ville croit que la région est maintenant outillée pour prévenir quasiment tout dézonage à des fins résidentielles. Avec de l’espace pour loger 370 000 nouveaux ménages, alors que 320 000 sont prévus, « il sera plus dur pour les municipalités et les développeurs de prouver l’impossibilité de réaliser leurs projets à l’intérieur du périmètre métropolitain. Mais il faudra surveiller l’application des critères, particulièrement celui sur les aires de marché », prévient-il.
Toutefois, à l’intérieur des zones ouvertes à l’urbanisation, la faiblesse des cibles retenues fait redouter que la plupart des futurs développements poursuivent le même modèle d’étalement urbain, peu dense, difficile à desservir en transport collectif, largement axé sur l’utilisation de l’automobile et coûteux autant pour les ménages que pour la collectivité. « Plusieurs mesures essentielles ne se sont pas matérialisées : les seuils de densité et d’activités restent trop bas; la part des nouveaux ménages dirigés dans les TOD, très faible et les transports collectifs ne sont pas clairement priorisés par rapport au développement autoroutier ».
Dans son mémoire déposé le 13 octobre à Boisbriand, Vivre en Ville s’était demandé « Et si le PMAD ne changeait (presque) rien? », en questionnant l’absence de cibles ambitieuses et précises en aménagement et en transport. Vivre en Ville salue les bonifications qui ont été apportées depuis au PMAD, mais estime qu’il y avait place pour beaucoup plus. « Les cibles du PMAD devront être rehaussées, sous peine d’échouer à changer vraiment les choses. Or, il est crucial de revoir notre mode de développement urbain, à tous points de vue! », rappelle M. Savard. Seul un virage en aménagement du territoire permettra au Québec de juguler l’augmentation des budgets d’infrastructures publiques, d’atteindre ses objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre, d’améliorer la santé publique et de préserver les milieux naturels.
Pour la suite, plusieurs actions structurantes relèvent du gouvernement du Québec, qui a la responsabilité d’appuyer et d’accompagner la mise en œuvre du PMAD. « Le gouvernement s’est mis sur la bonne voie avec un avis exigeant sur le projet pour le contrôle des périmètres d’urbanisation. Le reste de ses actions doit être tout aussi cohérent », affirme M. Savard. Tout d’abord, il est urgent et indispensable de décréter un moratoire sur le développement routier et autoroutier, et de financer massivement le développement des transports collectifs. Le gouvernement devra aussi soutenir la réalisation de développements urbains de qualité, à travers des programmes de redéveloppement urbain mais aussi de soutien à l’émergence d’écoquartiers et de TOD. Enfin, le gouvernement doit donner l’exemple, et garantir la cohérence des actions gouvernementales avec les orientations en matière d’aménagement, notamment en ce qui concerne la localisation des grands équipements. Ces actions devraient s’incarner dans une Politique québécoise de l’aménagement durable du territoire.
« Je tiens à saluer également le travail admirable réalisé par la CMM, et l’implication de la société civile dans le cadre des consultations sur le PMAD. Avoir vu et vécu cette mobilisation sans précédent sur les enjeux d’aménagement du territoire est extrêmement motivant, et rend notre travail plus porteur. C’est bon signe pour l’avenir », conclut M. Savard.
Montréal, le 17 novembre 2011 –Suite à la lecture du rapport de consultation publique, les 24 organisations et experts signataires de la Déclaration Pour un aménagement et un développement durables du grand Montréal se réjouissent de constater que la société civile a su se mobiliser pour réclamer un renforcement du Plan métropolitain d’aménagement et de développement (PMAD) et demandent que la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM) adopte, en conséquence, des objectifs plus ambitieux.
« Le PMAD, qui est à adopter d’ici la fin de l’année, doit être renforcé sur plusieurs points. La protection intégrale de la zone agricolejusqu’en 2031, l’augmentation des seuils de densitéet de la part des ménages dirigés vers les zones TOD, la création d’une ceinture verte, le frein au développement routieret autoroutier et le financement du développement des transports collectifssont des conditions indispensables pour que la région de Montréal prenne le virage du développement durable », ont rappelé les signataires. Ils s’attendent maintenant à voir les bonifications proposées apparaître au PMAD remanié, dans la nouvelle version que doit proposer la CMM d’ici le 31 décembre 2011.
Selon les signataires, les recommandations ne vont pas assez loin, ne sont pas assez explicites. « Le rapport de consultation démontre bien qu’au-delà des intérêts particuliers de quelques-uns, le Grand Montréal doit prendre le taureau par les cornes pour mettre un frein à l’étalement urbain et à un mode de développement insoutenable. C’est à travers un PMAD renforcé qu’on pourra y arriver. Les consultations ont pavé la voie à un momentumqu’il faut saisir dès maintenant pour mettre en place les conditions d’un développement urbain viable », ont déclaré d’une seule voix les signataires. Le rapport démontre notamment un fort appui au développement du transport collectif, à une plus forte concentration des ménages dans les aires TOD, à la mise en place d’une ceinture verte et à la protection du territoire agricole.
Ce momentumest d’autant plus fort que le gouvernement du Québec avait déjà signifié, dans son avis sur le projet de PMAD, déposé le 29 septembre dernier, ses exigences quant à plusieurs améliorations notables à apporter au PMAD. Le gouvernement a été particulièrement explicite quant à l’absence de justification pour ouvrir les périmètres d’urbanisation; ainsi que sur la nécessité d’augmenter les seuils de densité afin notamment de rentabiliser les infrastructures.
Dans leur déclaration commune du 4 novembre dernier, les 24 signataires estiment que le PMAD doit être conçu dans une véritable perspective métropolitaine et se garder d’ouvrir la porte à des compromissions qui, municipalité par municipalité, réduiraient la portée concrète de ses orientations. Ils soulignent que les critères régissant d’éventuels cas d’exception à cette règle doivent être sévères et ne pas devenir le cheval de Troie du recours au dézonage à des fins de développement.
La déclaration, rendue publique le 4 novembre dernier, est disponible en ligne au www.vivreenville.org. Sont disponibles pour entrevue Karel Mayrand, de la Fondation David Suzuki, Luc Rabouin, du Centre d’écologie urbaine de Montréal, Coralie Deny, du Conseil régional de l’environnement de Montréal et Christian Savard, de Vivre en Ville.
Liste des 24 signataires
Éric Notebaert, Association canadienne des médecins pour l’environnement
Lucie Thibodeau, Association pour la santé publique du Québec
Luc Rabouin, Centre d’écologie urbaine de Montréal
Nathalie Fortin, Coalition montréalaise des Tables de quartier
Gaétan Châteauneuf, Conseil central du Montréal métropolitain-CSN
Guy Garand, Conseil régional de l’environnement de Laval
Coralie Deny, Conseil régional de l’environnement de Montréal
Danielle Casara, Conseil régional FTQ Montréal métropolitain
David Hanna, Département d’études urbaines et touristiques, UQÀM
Raphaël Fischler, École d’urbanisme, Université McGill
Steven Guilbeault, Équiterre
Denis Plante, Fédération des coopératives d’habitation intermunicipale du Montréal métropolitain
Karel Mayrand, Fondation David Suzuki
Florence Junca-Adenot, FORUM URBA 2015, Département d’études urbaines, UQÀM
François Saillant, Front d’action populaire en réaménagement urbain
Pierre Brisset, Groupe de recherche urbaine Hochelaga-Maisonneuve
Gérard Beaudet, Institut d’urbanisme de l’Université de Montréal
Marie-Odile Trépanier, Institut d’urbanisme de l’Université de Montréal
Dimitri Roussopoulos, Institut de politiques alternatives de Montréal
Christian Simard, Nature Québec
André Bourassa, Ordre des architectes du Québec
Christian Lacasse, Union des producteurs agricoles
Suzanne Lareau, Vélo Québec
Alexandre Turgeon, Vivre en Ville
Vivre en Ville est actuellement en période de recrutement. Nous sommes à la recherche de quatre candidat(e)s pour se joindre à notre équipe et combler les postes suivants:
Coordonnateur à la formation et à l’accompagnement des Stratégies Collectivités Viables (PDF)
Coordonnateur à la recherche des Stratégies Collectivités Viables (PDF)
Accès transports viables est à la recherche d’un coordonnateur aux projets d’éducation et de sensibilisation pour assurer la coordination de la campagne J’embarque, incluant entre autres la Semaine des transports collectifs et actifs. Il s’agit d’un poste permanent à temps plein. Consultez l’offre de service en PDF.
Vous avez jusqu’au 25 novembre pour déposer votre candidature. Ne manquez pas cette occasion de vous joindre à une équipe dynamique et de relever des défis stimulants de communication et d’éducation sur les transports durables !
Written on novembre 10, 2011 at 16 h 28 min, by admin
Pour un aménagement et un développement durables du grand Montréal
Déclaration pour un PMAD bonifié et adopté rapidement
Montréal, le 3 novembre 2011 – Plus d’une vingtaine d’organisations et d’experts interpellés par les enjeux de l’aménagement durable de la métropole ont rendu publique aujourd’hui une déclaration conjointe concernant le Plan métropolitain d’aménagement et de développement (PMAD).
Alors que la CMM est dans le dernier droit pour finaliser et adopter ce document fondateur d’une vision commune du développement du territoire métropolitain, les signataires tiennent ainsi à rappeler à la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM) et au gouvernement l’importance d’adopter le PMAD dans les délais prescrits par la loi (31 décembre 2011).
« Nous tenons à assurer la CMM et le gouvernement de notre appui dans cette entreprise, tout en les encourageant à faire les dernières bonifications qui permettront au PMAD de freiner l’étalement urbain », expose Karel Mayrand. Le directeur général de la Fondation David Suzuki pour le Québec rappelle qu’ « une grande majorité d’intervenants aux consultations sur le PMAD ont appuyé la création d’une ceinture verte dans le Grand Montréal. Alors que la région perd à chaque année près de 2% de ses boisés, milieux humides et prairies, la création d’une ceinture verte permettrait de renverser cette triste tendance et de renforcer l’attractivité et la qualité de vie dans le Grand Montréal ».
Les signataires estiment que le PMAD doit être conçu dans une véritable perspective métropolitaine et se garder d’ouvrir la porte à des compromissions qui, municipalité par municipalité, réduiraient la portée concrète de ses orientations.
« Le PMAD doit geler le périmètre métropolitain d’urbanisation et prévoir un moratoire sur le dézonage du territoire agricole jusqu’en 2031 », demande Steven Guilbeault, coordonnateur général adjoint d’Équiterre. « Nous saluons d’ailleurs la vision du gouvernement sur l’utilisation du territoire, qui montre quelle importance il attache à cet enjeu. » L’avis gouvernemental sur le PMAD enjoint notamment la CMM de « ne pas faire référence à la période transitoire d’au plus cinq ans ainsi qu’au concept de point de rupture et de s’en tenir à son territoire métropolitain défini ».
Luc Rabouin, directeur général du Centre d’écologie urbaine de Montréal, rappelle que « le PMAD nous offre une occasion unique d’opérer un virage vers un réel développement durable de la région. Pour ce faire, nous devons rompre avec un modèle de développement qui encourage l’étalement urbain car celui-ci entraîne des pressions démesurées sur les finances publiques, les milieux naturels et la santé de la population ».
Pour André Bourrassa, « le grand Montréal a beaucoup de retard à rattraper en matière d’aménagement et de mobilité durables. Au fil des dernières décennies, les projets d’aménagement ont grugé des terres agricoles, des écosystèmes et des paysages naturels, et ce, toujours plus loin. Le président de l’Ordre des architectes du Québec rappelle que « tout difficile que soit le virage, si nous ne le prenons pas, c’est le mur! ».
Pour opérer ce virage, la directrice générale du Conseil régional de l’environnement de Montréal, Coralie Deny, estime que « le PMAD doit être renforcé par l’augmentation des seuils de densité fixés, aussi bien en zone « TOD » (transit oriented development, soit aménagement axé sur le transport en commun) qu’hors zone TOD, et cela, partout sur le territoire. Il faut aussi augmenter à 60% la part de nouveaux ménages dirigés vers les zones TOD, seule manière de renforcer le transport collectif en rendant la population moins dépendante de l’auto ».
Le directeur général de Nature Québec, Christian Simard, affirme que « c’est à l’État de faire part de sa vision de développement globale, de ses orientations et de ses attentes pour corriger des situations négatives qui perdurent malgré les processus de planification en place ». Pour lui, « un PMAD bonifié selon l’avis gouvernemental contribuera grandement au renversement des tendances ».
Liste des 24 signataires
Éric Notebaert, Association canadienne des médecins pour l’environnement
Lucie Thibodeau, Association pour la santé publique du Québec
Luc Rabouin, Centre d’écologie urbaine de Montréal
Nathalie Fortin, Coalition montréalaise des Tables de quartier
Gaétan Châteauneuf, Conseil central du Montréal métropolitain-CSN
Guy Garand, Conseil régional de l’environnement de Laval
Coralie Deny, Conseil régional de l’environnement de Montréal
Pour un aménagement et un développement durables du grand Montréal
Onze ans après sa création, la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM) s’apprête à se doter d’un Plan métropolitain d’aménagement et de développement (PMAD), afin de concrétiser une vision métropolitaine du développement et de l’aménagement du territoire qui soutient l’essor d’une grande métropole.
La forte participation aux consultations publiques tenues sur le PMAD à l’automne 2011 témoigne d’une prise de conscience sans précédent de l’importance de l’échelle de planification métropolitaine pour faire face aux défis d’aménagement et de développement.
L’avis gouvernemental sur le projet de PMAD est quant à lui venu rappeler l’importance que le gouvernement accorde à de tels enjeux. L’avis souligne en particulier la nécessité d’utiliser adéquatement le territoire. En matière de périmètre d’urbanisation et de protection du territoire agricole, il demande notamment à la CMM de « ne pas faire référence à la période transitoire d’au plus cinq ans ainsi qu’au concept de point de rupture et de s’en tenir à son territoire métropolitain défini », de « prévoir que tout agrandissement éventuel sera analysé dans une perspective métropolitaine » et de « déterminer des critères d’aménagement qui encadreront l’évaluation des cas particuliers d’agrandissement ».
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Considérant le besoin impérieux, pour la région métropolitaine de Montréal, de se doter d’un outil de planification pour l’ensemble de son territoire qui accompagne son développement et son urbanisation;
Considérant l’énorme pression, notamment due aux coûts d’infrastructures, qu’impose l’étalement urbain sur les finances publiques; pression accentuée par la répétition d’un modèle de développement urbain non viable;
Considérant que la CMM regroupe près de la moitié de la population et de l’économie québécoises et qu’elle abrite une grande partie des meilleures terres agricoles du Québec;
Considérant que la CMM abrite des milieux naturels de grande valeur écologique, spécialement les bois et les milieux humides, qui subissent actuellement de fortes pressions et sont en déclin systématique;
Considérant que ces milieux naturels procurent à la collectivité montréalaise des biens et services écologiques dont la valeur se chiffre en milliards de dollars annuellement;
Considérant l’importance de protéger les terres et la nécessité de consacrer la priorité aux activités agricoles et forestières en zone verte afin que ce patrimoine collectif puisse être préservé et transmis aux générations futures
Considérant le rôle pivot de l’aménagement du territoire dans la lutte et l’adaptation aux changements climatiques, la réduction de la dépendance au pétrole et l’atteinte des objectifs métropolitains, québécois et internationaux de réduction des émissions de gaz à effet de serre;
Considérant la reconnaissance explicite des effets de l’aménagement du territoire sur la santé de la population;
Considérant la responsabilité et la volonté du gouvernement du Québec d’accompagner les acteurs locaux dans le renouvellement des pratiques urbanistiques et d’assurer la continuité et la concordance des objectifs du PMAD avec ceux des territoires périphériques;
Considérant que la CMM aussi bien que le MAMROT reconnaissent implicitement que le grand Montréal est en mesure d’accueillir, à même son périmètre d’urbanisation actuel, les nouveaux ménages attendus pour les 20 prochaines années;
Considérant que le coût de maintien et de développement des infrastructures routières est croissant et que le réseau routier métropolitain a atteint un point de saturation;
Considérant la nécessité d’améliorer l’offre de transport collectif et le fait que le développement des transports collectifs est intimement lié à la densité d’habitation;
Les signataires déclarent, par la présente, que :
le PMAD doit être bonifié et adopté d’ici le 31 décembre 2011;
le PMAD doit être conçu dans une véritable perspective métropolitaine et ne doit donc pas ouvrir la porte à des compromis « à la pièce », qui réduiraient la portée concrète de ses orientations;
le PMAD doit geler le périmètre métropolitain d’urbanisation et prévoir un moratoire sur le dézonage du territoire agricole jusqu’en 2031. Les critères régissant d’éventuels cas d’exception à cette règle doivent être sévères et prévoir notamment l’obligation pour les demandeurs de démontrer, hors de tout doute, l’impossibilité de réaliser les projets à l’intérieur de leur périmètre ou du périmètre métropolitain.
Pour favoriser le respect de ces balises, les signataires recommandent également les mesures suivantes, qui sont complémentaires et se renforcent mutuellement :
La création d’une ceinture verte basée sur les paysages identitaires et le patrimoine à la fois culturel et naturel de la région, incluant des corridors verts visant à renforcer la connectivité des milieux naturels;
L’augmentation des seuils de densité fixés, aussi bien en zone TOD que hors zone TOD, partout sur le territoire;
L’augmentation de la part de nouveaux ménages dirigés vers les zones TOD et la disponibilité de logements sociaux, communautaires et abordables dans ces zones;
Le frein au développement routier et autoroutier et la redirection des sommes ainsi rendues disponibles vers le financement du développement des transports collectifs et vers la réfection des infrastructures routières existantes.
L’adoption du PMAD signalera la volonté politique d’orchestrer dans le long terme le développement durable des collectivités du territoire métropolitain. Avec les ajustements proposés, le PMAD a le potentiel de devenir une pierre angulaire de cette vision régionale, en traçant les contours de l’identité du grand Montréal.
Pour finir, les signataires appellent la CMM et l’État à s’assurer que la mise en œuvre et le suivi du PMAD se fassent en concertation avec la société civile, tout en accordant une place plus grande à l’environnement, afin de poursuivre l’élan et de consolider l’intérêt manifesté lors des consultations publiques de l’automne 2011.
Signataires
Éric Notebaert, Association canadienne des médecins pour l’environnement
Lucie Thibodeau, Association pour la santé publique du Québec
Luc Rabouin, Centre d’écologie urbaine de Montréal
Nathalie Fortin, Coalition montréalaise des Tables de quartier
Gaétan Châteauneuf, Conseil central du Montréal métropolitain-CSN
Guy Garand, Conseil régional de l’environnement de Laval
Coralie Deny, Conseil régional de l’environnement de Montréal
Voici un court résumé du mémoire de Vivre en Ville sur le Plan métropolitain d’aménagement et de développement de la Communauté métropolitaine de Montréal. Vous pouvez télécharger le mémoire complet en suivant les liens.
Un modèle de développement apparenté à une chaîne de Ponzi
Pour Vivre en Ville, le développement urbain tel qu’il se pratique depuis des décennies s’apparente à une chaîne de Ponzi, l’intention criminelle en moins. Les municipalités échangent des responsabilités à long terme d’entretien, de réparation et de remplacement d’infrastructures, contre des entrées à court terme de liquidités sous forme de taxes. Dans un système équilibré, ces revenus devraient permettre de couvrir à la fois les obligations courantes et les investissements liés aux travaux majeurs. La chaîne de Ponzi apparaît lorsque cet équilibre n’est pas assuré. C’est ce phénomène qui est actuellement à l’oeuvre dans nos municipalités avec, comme fondement et conséquence, l’étalement urbain et les conséquences environnementales qui viennent avec.
Si rien ne change, la chaîne se poursuivra jusqu’au jour où la capacité des écosystèmes sera dépassée et où les entrées de capitaux ne permettront plus aux municipalités d’honorer leurs obligations. Pour appréhender la crise qui s’annonce, on n’a qu’à voir l’état de panique des municipalités qui arrivent au bout de leur périmètre d’urbanisation pour mesurer ce que le mode de développement des dernières décennies a d’irréfléchi. Ce sont notre mode de développement urbain et certaines interventions étatiques qui nous ont conduit à cette impasse : en changeant les pratiques sur ces deux plans, nous pourrons renverser la tendance. Mais le temps presse. Le PMAD proposé est-il en mesure de mettre fin à la chaîne de Ponzi de notre mode de développement ?
Et si le PMAD ne changeait (presque) rien?
La question est provocatrice : comment imaginer que le PMAD, fruit de tels efforts et outil fondamental pour le développement de la région durant les 20 prochaines années, soit un coup d’épée dans l’eau ? En fait, le projet de PMAD augmentera bel et bien la cohérence de la planification métropolitaine et il induira par exemple un certain nombre de projets de TOD. Mais il ne changera les choses ni fondamentalement, ni suffisamment. En aucun cas, il n’amorce le nécessaire chantier de requalification des banlieues, pas plus qu’il ne mettra un frein à l’étalement urbain. La réalité, c’est que sans PMAD, on courrait vers le précipice. Avec le PMAD, on marche vers le précipice. Mais en définitive, on va tout de même finir dedans!
Le PMAD présente trois écueils majeurs qui montrent sa faillite à inverser les tendances et qui font en sorte que la course vers le précipice n’est pas arrêtée :
Il se contente du statu quo en ne proposant que 40 % de la croissance dans les aires TOD
Il lance le signal d’un dézonage du territoire agricole dans l’horizon de 5 ans
Il ne fait pas de choix clairs en matière d’infrastructures de transport à prioriser
S’il est donc exagéré de dire que le PMAD ne changera rien, il n’est pas le virage à 180 degrés qu’il devrait être. Ce n’est certainement pas une avancée suffisante ni un projet emballant pour les 20 prochaines années de la métropole du Québec.
Renverser la tendance : des collectivités compactes, accessibles et de qualité
Pour renverser la tendance et opérer un véritable changement dans les pratiques d’aménagement du territoire, il incombe à la CMM de définir des balises plus exigeantes pour que le PMAD devienne un point tournant. Vivre en Ville propose à la CMM de renforcer le projet de PMAD et d’asseoir le développement de la région sur trois principes fondamentaux : la compacité, l’accessibilité et la qualité. Nous présentons, autour de ces principes, une série de recommandations qui tentent de consolider des éléments existants au PMAD. Nous proposons ainsi d’insuffler au PMAD juste ce qu’il faut, à notre avis, pour induire le nécessaire changement de cap.
Montréal, le 13 octobre – Alors que se poursuivent aujourd’hui et demain sur la Rive-Nord les consultations sur le PMAD, Vivre en Ville tient à rappeler que, contrairement à ce qu’on a pu entendre ces dernières semaines, le projet de PMAD n’arrêtera absolument pas le développement des couronnes, pas plus que celui des autres secteurs. “Oui, il faudra changer les façon de faire dans les couronnes, on ne pourra plus compter sur l’ouverture du périmètre d’urbanisation dans les terres agricoles pour construire toujours plus loin et plus dépendant de l’auto, car il y a d’autres modèles de développement possibles”, explique Alexandre Turgeon, président exécutif de Vivre en Ville. “Il est temps que les élus des couronnes arrêtent leur combat d’arrière-garde pour devenir les leaders du développement urbain durable”, enchaîne-t-il.
Ainsi, le potentiel de redéveloppement des banlieues est immense. Les centres commerciaux tombés en désuétude, les stationnements de surface, les espaces vacants constituent autant de réserves foncières à valoriser. “Une ferme volonté et un peu d’innovation peuvent, en quelques années, transformer considérablement le paysage périurbain”, souligne Alexandre Turgeon. “La zone blanche disponible pour le développement dans nos banlieues est beaucoup plus grande qu’on le pense. Elle est cachée juste en-dessous du gris de notre bitume.”
Une chose est certaine, il est impossible de continuer le développement urbain tel que nous le faisons depuis les années 1960. Ce modèle est insoutenable, autant financièrement qu’écologiquement pour les municipalités et pour le Québec. “À l’heure actuelle, le PMAD n’opère pas le virage à 180° nécessaire. Il reste quelques coups de barre à donner. À notre avis, le PMAD doit être renforcé et adopté, dans cet ordre !“ appelle M. Turgeon.
Vivre en Ville est conscient du défi politique que représentera l’adoption d’un PMAD renforcé. Toutefois, la difficulté du virage à opérer ne peut justifier de baisser la barre. Ce Plan doit impérativement être un bon Plan, parce que la région métropolitaine de Montréal ne peut se permettre de se tromper pendant 20 ans. Il ne faut pas hésiter à résister aux protestations de quelques acteurs pour adopter un PMAD amélioré.
Vivre en Ville présentera son mémoire, lors des consultations publiques, vendredi le 14 octobre à partir de 14h15 à la Maison du citoyen de Boisbriand. Le porte-parole Alexandre Turgeon est disponible pour des entrevues téléphoniques jeudi et sur place vendredi.
La Maison du développement durable, nouvelle vitrine d’organisations montréalaises et québécoises à vocation environnementale, a été inauguré officiellement le jeudi 6 octobre dernier. Vivre en Ville est très fière d’y lancer ses bureaux montréalais.
Les membres de la Maison du développement durable invitent le public à une grande semaine d’inauguration qui se tiendra dans leur nouvel édifice écologique situé en plein cœur du Quartier des spectacles dès le 17 octobre. Au menu, une foule d’activités éducatives et ludiques, en lien avec le développement durable. Pour consulter la programmation complète :
Écobâtiment est à la recherche d’un(e) chargé(e) de projet pour assurer la coordination et la production de contenus sur le bâtiment durable, notamment des formations et des études de cas. L’horaire de travail proposé est de 37,5 heures par semaine, réparties sur 5 jours.
Vous avez jusqu’au 13 octobre pour déposer votre candidature et profiter de cette opportunité de vous joindre à une équipe dynamique et contribuer à la création de solutions éthiques, responsables et empreintes de durabilité pour des projets de construction de bâtiment.
Written on octobre 3, 2011 at 14 h 44 min, by admin
Alors que se terminent les consultations sur l’avant-projet de Loi sur l’aménagement durable du territoire et l’urbanisme (LADTU), Vivre en Ville, Équiterre, le Regroupement national des conseils régionaux de l’environnement du Québec (RNCREQ) et la Fondation David Suzuki rappellent l’importance de ce chantier, une occasion à ne pas manquer de réformer les pratiques en aménagement du territoire.
Les organisations croient que la LADTU doit donner à l’État les leviers nécessaires pour orienter le Québec vers un aménagement durable du territoire. Vous pouvez lire le communiqué de presse.
Written on septembre 7, 2011 at 11 h 04 min, by Philippe
Le bureau de Vivre en Ville à Gatineau ouvre deux nouveaux postes afin de développer et soutenir les activités de gestion des déplacements de l’organisation en Outaouais :
Les personnes recrutées seront responsables de développer et coordonner les projets et activités de gestion des déplacements de Vivre en Ville dans la région de Gatineau : mise en œuvre du plan d’action, des échéanciers et objectifs opérationnels, gestion administrative, développement d’affaire, activités de promotion et de sensibilisation, développement de plan de gestion des déplacements en entreprises, etc. Les postes relèveront de la Direction régionale – Ouest du Québec. Plus de détail dans les offres jointes. Merci d’envoyer vos CV et lettres de présentation à info@vivreenville.org avant le 28 septembre en précisant le titre du poste sur lequel vous appliquez.
Written on septembre 7, 2011 at 9 h 57 min, by admin
Assurer l’avenir du secteur bioalimentaire québécois, c’est en premier lieu assurer l’avenir des ressources et de l’environnement de production. À la base de la viabilité et de la vitalité du secteur bioalimentaire se retrouve effectivement le territoire agricole, l’une des pierres d’assise du secteur, intimement relié au développement régional.
Or, le territoire agricole québécois est menacé, paradoxalement, dans les secteurs dotés des plus forts potentiels de production et qui sont les plus stratégiques pour le secteur bioalimentaire. La zone agricole fait face à d’énormes pressions pour réduire sa superficie, notamment pour des développements résidentiels qui ne répondent pas à des impératifs d’utilisation rationnelle de l’espace. Les poussées de l’urbanisation sur des terres cultivables sont attribuables à de mauvaises pratiques de planification et d’aménagement, ainsi qu’à un système permettant à la fois l’agrandissement des périmètres d’urbanisation et des exclusions de la zone agricole, le tout basé sur un prétendu manque d’espace à développer.
Face à cette pression de l’urbanisation sur les terres agricoles, Vivre en Ville soutient qu’il est du devoir du MAPAQ d’inclure dans sa politique bioalimentaire des éléments pouvant assurer la protection du territoire agricole.
Favorables à une diversification des activités complémentaires à l’agriculture permises en zone agricole, nous insistons toutefois sur l’importance de ne pas toucher à la zone agricole permanente pour des motifs rattachés à une dynamique d’étalement urbain, surtout dans les régions métropolitaines.
À travers ce mémoire, nous invitons le MAPAQ à inclure dans sa politique des adaptations à la LPTAA ainsi qu’à la LAU, dans une perspective de protection intégrale de la zone verte et pour mettre fin à la sous-utilisation du territoire urbanisé.
Dans une perspective plus globale, nous invitons finalement l’État québécois à intégrer les enjeux de la protection du territoire agricole dans une Politique québécoise d’aménagement durable du territoire, intégrant notamment les domaines de l’aménagement du territoire et du développement régional, de l’agriculture, de la protection de l’environnement et bien sûr du développement durable.
Lettre ouverte aux dirigeants de la SAQ sur les déménagements et fermetures de succursales
Nous souhaitons vous faire part de nos préoccupations face aux récents choix de fermeture et déménagement de succursales de la Société des alcools du Québec. Représentants élus ou acteurs ayant à cœur le développement durable des collectivités québécoises, nous nous inquiétons des conséquences de l’orientation que vous semblez avoir prise.
En fermant des boutiques situées dans les noyaux urbains et villageois, la SAQ contribue à la dévitalisation de ces secteurs, y contrecarre les efforts actuels de redynamisation et entrave les équilibres économiques et sociaux existants. Parallèlement, en privilégiant une localisation en périphérie urbaine, vous soutenez l’étalement urbain, un mode d’aménagement qui éloigne le Québec du développement de collectivités viables. Nous estimons que la société d’État faillit ainsi à sa responsabilité publique et, d’ailleurs, à ses propres orientations en développement durable.
Soulignons d’abord que les succursales que vous voulez fermer sont rentables : vous ne perdriez pas d’argent en les conservant. Vous avez fait l’analyse qu’une délocalisation leur permettrait d’engranger davantage de profits, au bénéfice de l’État actionnaire. Cependant, nous soutenons que vos décisions ont un impact globalement négatif sur les finances publiques. Les bénéfices que vous escomptez se feront au détriment des communautés locales et de l’État, pour qui l’étalement urbain entraîne des dépenses. Il est compréhensible que les commerces privés s’implantent en fonction de leur potentiel d’affaire sans tenir compte des conséquences de leurs choix sur la collectivité. Mais vous ne gérez pas une entreprise comme les autres : la SAQ est une société d’État. En tant qu’acteurs impliqués dans la défense des intérêts publics, nous nous estimons donc fondés à vous demander des comptes.
À titre de commerces de détail, les succursales SAQ ont sur la clientèle un effet d’attraction dont bénéficient les autres commerces. Mais vos politiques d’implantation pèsent aussi sur l’ensemble des activités d’un secteur. Il est notamment avéré que la présence d’une offre commerciale diversifiée est un important critère de choix de localisation résidentielle. Les quartiers qui peuvent compter sur une rue commerciale florissante connaissent ainsi une croissance immobilière soutenue, avec une influence positive sur les finances de la municipalité. Inversement, la dévitalisation de quartiers au profit du développement de secteurs plus éloignés est à l’origine de coûts collectifs importants. Les pouvoirs publics se voient forcés d’accompagner le développement des secteurs où se sont déplacés l’activité économique et les résidents. Il est en effet nécessaire d’équiper ces nouveaux développements en services publics (rues, parcs, écoles, aqueducs, etc.) et ce, alors même qu’il y a des espaces disponibles dans des secteurs déjà viabilisés.
Conscient des effets négatifs de cette tendance à l’étalement urbain, l’État québécois entreprend, de plus en plus fermement, de soutenir un aménagement du territoire durable, axé notamment sur la revitalisation urbaine et la création de milieux de vie plus denses, où les déplacements collectifs et actifs sont privilégiés. Le succès de cette entreprise d’envergure dépend toutefois de la cohérence de l’action gouvernementale. Or, vos récentes décisions vont totalement à l’encontre du développement de collectivités plus économes en ressources. Les fermetures de succursales situées dans les quartiers centraux et les cœurs de village contribuent à dévitaliser des secteurs qui sont pourtant identifiés, par l’État comme par les municipalités, comme des secteurs à consolider.
Nous vous recommandons donc de doter la SAQ d’une politique de localisation cohérente avec le développement durable et les objectifs de l’État en matière d’accessibilité, de renforcement du tissu urbain existant et de mobilité durable. Concrètement, il faut prioriser les succursales SAQ dans les rues commerciales, au cœur de quartiers multifonctionnels, et en privilégier l’accès en transports collectifs et actifs. Nous vous engageons à surseoir, d’ici là, à toute décision de fermeture ou de déménagement des succursales existantes.
Si, comme l’annonce votre plan d’action de développement durable, la SAQ veut vraiment se démarquer comme « un leadeur en matière de développement durable » et « un catalyseur du développement durable des communautés », il est impératif de voir au-delà de l’impact environnemental strict de vos propres activités. La localisation de vos succursales a un effet beaucoup plus structurant qu’un programme d’élimination des sacs de plastique, en premier lieu par les déplacements induits qui aggravent le bilan des émissions de gaz à effet de serre du Québec. En déplaçant vos succursales, vous nuisez aux efforts de revitalisation des municipalités et allez à l’encontre des priorités affirmées par l’État. Vous faites aujourd’hui des choix pour les prochaines décennies : il est crucial de tenir compte de toutes leurs conséquences.
En définitive, l’impact prépondérant de l’aménagement urbain sur la viabilité économique et sociale des communautés nous porte à conclure que tant que la localisation des succursales selon les principes du développement durable ne figurera pas en haut de vos priorités, la contribution des activités de la SAQ au développement durable sera globalement négative.
Christian Savard, directeur général de Vivre en Ville Benoit Dorais, maire de l’arrondissement du Sud-Ouest de Montréal Éric Forest, maire de Rimouski Michel Angers, maire de Shawinigan
Vivre en Ville a collaboré, hier, au lancement de TRANSIT, un nouveau groupe d’action en faveur du financement des transports collectifs au Québec. L’Alliance, supportée par 25 organisations et par des experts en transports et urbanismes, souhaite, dès le prochain budget provincial, une hausse significative du financement des transports collectifs.
Le programme Éconologis offre des visites à domicile visant à aider les personnes à faible revenu de la région de Québec à réduire leur consommation d’énergie. Ces visites, composées d’une partie conseil et d’une partie travaux mineurs, ont pour but de susciter des changements positifs dans les habitudes de consommation énergétique de la population sur le territoire visé. Le service est entièrement gratuit, pour plus d’informations, visitez le www.econologis.ca.
Voici le communiqué émis par le Comité de vigilance Turcot, duquel fait partie Vivre en Ville, à propos de ses démarches jusqu’à ce jour. Celles-ci révèlent l’absence de modifications substantielles au projet de réfection de Turcot, alors que des annonces sont toujours attendues.
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Bilan du Comité de vigilance Turcot sur l’évolution du projet: Les mesures de transport collectif toujours attendues et des modifications insuffisantes pour diminuer la congestion et la pollution
MONTRÉAL, le 19 août 2011 – Neuf mois après sa création, le Comité de vigilance Turcot fait le point sur ses démarches auprès des principaux intervenants dans le projet de réfection du complexe Turcot, le ministère des transports du Québec (MTQ) et la Ville de Montréal. Le Comité rappelle au gouvernement qu’il n’a pas le choix de mettre en place au plus vite des mesures du transport collectif et de mitigation pour Turcot, telles que recommandées par le Comité. Celui-ci considère par ailleurs que le projet qui est sur la table inclut toujours des ouvrages qui ne permettront pas de faire un vrai saut vers une mobilité durable digne du 21ème siècle, favorisant le déplacement des personnes et des marchandises, la réduction de la congestion et de la pollution au centre-ville de Montréal.
Des modifications plus structurantes à apporter
Si le Comité apprécie que le MTQ se soit montré ouvert depuis novembre 2010 à rencontrer ses membres, il ne peut que constater, malgré tous ces échanges, que les mesures de transport collectif, dont le plan de mitigation, ne sont toujours pas sur la table et que les ouvrages que le ministère souhaite mettre en place traduisent encore un manque flagrant de confiance dans le potentiel de transfert modal de l’auto solo vers le transport collectif, le covoiturage et le transport actif.
Le Comité considère en effet que les pas vers un projet porteur pour l’avenir sont encore trop timides, avec des modifications intéressantes mais nettement insuffisantes. Ainsi, le Comité reconnaît que l’élimination des voies de service de chaque côté de l’autoroute 20 dans la cour Turcot et la réduction de la taille du boulevard Pullman sont de bonnes nouvelles, mais il y aurait d’autres modifications bien plus significatives à apporter pour produire un complexe Turcot durable pour les 75 prochaines années.
Montréal et Westmount reculent sur leurs principes
Même constat au niveau municipal : les élus ne font pas la démonstration dans ce projet de leur volonté d’appliquer leurs plans de transport, de développement durable et d’urbanisme ainsi que leurs objectifs de réduction d’émissions de GES et de volume de circulation automobile en direction du centre-ville. Pour preuve, la position ferme des villes de Montréal et de Westmount en faveur du maintien des bretelles Saint-Jacques pour permettre aux citoyens de l’arrondissement Côte-des-Neiges-Notre-Dame-de-Grâce et de la ville de Westmount de se rendre au centre-ville en voiture alors qu’ils habitent à quelques kilomètres de cette destination et qu’ils sont desservis par le réseau de transport collectif. Même le MTQ se dit prêt à les dédier au transport collectif si tel était la volonté du milieu municipal.
Pour Coralie Deny, directrice générale du Conseil régional de l’environnement de Montréal, « si le MTQ et l’agglomération montréalaise n’assument pas plus de leadership en mobilité durable dans la métropole, qui le fera ? Personne. Il ne suffit pas d’en parler, il faut agir afin de favoriser un transfert modal massif de l’automobile vers le transport collectif et actif au cours des prochaines décennies. Les problèmes de congestion et de pollution ne diminueront pas si nos gouvernements refusent d’agir dans cette direction. »
Turcot doit être un modèle
« Après Turcot, il va y avoir d’autres gros chantiers routiers dont le pont Champlain, l’échangeur St-Pierre, la rue Notre-Dame etc. Tout le monde a ses yeux braqués sur Turcot pour connaître la marche à suivre afin d’atteindre les objectifs publics de 20% de moins de voitures au centre-ville, moins de congestion pour le transport des marchandises et pour ceux qui doivent utiliser leur auto, et des choix d’aménagement et de transport mieux intégrés. Si nos gouvernements ne font pas les meilleurs choix pour demain et après-demain dès maintenant, nous passerons complètement à côté d’un tournant historique dans l’aménagement de la métropole» renchérit Florence Junca-Adenot, directrice URBA 2015, UQAM.
« Nous sommes toujours d’accord qu’il faut refaire Turcot, c’est une nécessité. Mais encore une fois, nous réitérons le fait que l’urgence ne doit pas être un prétexte pour ne pas prendre le temps de dessiner de nouvelles infrastructures favorisant plus de déplacements, mais moins de voitures, des transports collectifs performants et bien développés, une meilleure fluidité pour le transport des marchandises et une emprise autoroutière urbaine moins grande » affirme Pierre Gauthier, Professeur agrégé, département de géographie, urbanisme et environnement de l’Université Concordia.
D’autre part, à ce jour, rien ne permet d’espérer une réduction des nuisances pour les personnes qui habitent à proximité du complexe Turcot. « Il y a une école primaire, le deuxième centre sportif de la Ville de Montréal et des milliers de ménages situés à moins de 200m de l’échangeur, et tout porte à croire que loin de s’améliorer, le bruit, la poussière et les émanations toxiques vont empirer avec le nouveau Turcot » conclut Pierre Morrissette, directeur général du RESO.
Nos gouvernements provincial et municipal ont encore le choix de mettre nos infrastructures autoroutières sur la voie du 21ème siècle. Bien sûr ce choix demande du courage, car cela obligera la société entière à revoir ses façons de se transporter. Mais le Comité reste toujours convaincu que tout le monde en sortira gagnant grâce aux effets positifs que cela engendrera sur tous les plans : économique, social et environnemental.
Pour consulter les recommandations du Comité de vigilance Turcot et le résumé de ses rencontres avec les différents intervenants : www.vigilanceturcot.org
Plusieurs organismes réunis autour du Groupe de travail en agriculture urbaine (GTAU) profitent de l’École d’été en agriculture urbaine pour lancer une démarche d’initiative vers une consultation publique montréalaise sur l’agriculture urbaine. L’enjeu fort intéressant sera soumis à consultation et débattu si 15 000 résidents de Montréal signent le droit d’initiative (sorte de pétition) d’ici le 8 novembre prochain.
Le lancement officiel de la démarche a lieu jeudi, 18 août, à l’Agora Hydro-Québec du Complexe des sciences de l’UQÀM, à 17h. Vivre en Ville encourage les montréalais à utiliser leur droit d’initiative pour un débat sur l’agriculture urbaine! Il n’est pas possible de signer en ligne, mais on peut découvrir les lieux de dépôt des formulaires disponibles à imprimer en ligne.
À Montréal, se tiendra dans 2 semaines le sommet mondial Écocité (Ecocity). Plus de 1500 participants provenant du monde entier sont attendus au Palais des congrès de Montréal, du 22 au 26 août 2011. L’organisation hôte est le Centre d’écologie urbaine de Montréal et le sommet présentera 6 grandes thématiques :
1) Les liens entre les changements climatiques et les processus de développement de la ville;
2) Écomobilité, aménagement urbain et espace public;
3) L’approche de gouvernance et le processus démocratique en soutien à l’évolution d’une écocité;
[MàJ 16/09] La période de candidature est terminée pour la plupart des postes
Vivre en Ville est à la recherche de huit personnes compétentes, motivées et aux domaines de spécialité variés pour compléter son équipe. Les postes sont ouverts dans les bureaux de Vivre en Ville à Québec, Montréal et Gatineau. Consultez les offres d’emploi et contribuez à améliorer la qualité de vie dans les villes, les quartiers et les villages du Québec, au sein d’une équipe passionnée.
Vivre en Ville est également à la recherche de trois personnes pour compléter son équipe Éconologis. Vous pouvez également consulter ces offres d’emploi.
poursuivre, compléter et approfondir les recherches effectuées sur les collectivités viables ;
assurer le transfert des connaissances acquises à travers un ensemble d’activités de formation et de sensibilisation ;
mettre en œuvre les principes des collectivités viables grâce à l’élaboration et à la tenue d’une démarche unique de mobilisation et d’accompagnement des collectivités.
Afin de réaliser ce projet, Vivre en Ville cherche à combler les postes suivants (fichiers pdf): Période de candidature terminée
Conseiller en architecture et design urbain
Conseiller en droit de l’aménagement et de l’urbanisme
Conseiller en économie urbaine et fiscalité municipale
Conseiller en environnement, verdissement et agriculture urbaine
Conseiller en transports et mobilité
Coordonnateur à la formation
Administration
Période de candidature terminée
Afin de compléter sa structure organisationnelle, Vivre en Ville est à la recherche d’un directeur régional de l’Est qui prendra en charge le développement des activités de l’organisme dans la région de l’Est du Québec :
Directeur régional de l’Est
Gestion des déplacement à Gatineau
Le bureau de Vivre en Ville à Gatineau ouvre deux nouveaux postes afin de développer et soutenir les activités de gestion des déplacements de l’organisation en Outaouais :
Plus de détail dans les offres jointes. Merci d’envoyer vos CV et lettres de présentation à info@vivreenville.org avant le 28 septembre en précisant le titre du poste sur lequel vous appliquez.
Mon école à pied, à vélo!
Période de candidature terminée
Mandataire de Vélo Québec pour la mise en œuvre du programme Mon école à pied, à vélo! dans la région de la Capitale-Nationale, Vivre en Ville recherche un chargé de projet en transports actifs pour se joindre à l’équipe de projet en place.
En mai dernier, nous avons fait état du débat qui prenait place autour du Plan métropolitain d’aménagement et de développement de la région de Montréal. Du côté de Québec, un plan a également été déposé et a fait l’objet d’une consultation en juin dernier.
Vivre en Ville a souligné les constats intéressants dressés par la Communauté métropolitaine de Québec, notamment que le mode de développement qui a prévalu dans la région de la Capitale-Nationale est incompatible avec les objectifs de développement durable et d’attractivité de la région. De l’autre côté, les stratégies énoncées dans Bâtir 2031 – Structurer, attirer et durer démontrent la compréhension et la prise en compte de l’ensemble des enjeux qui sont cruciaux pour l’avenir de notre territoire et de leurs interactions. Avec quelques ajustements, nous sommes d’avis que le PMAD figurerait parmi les meilleurs plans en Amérique du Nord.
Pour les groupes et citoyens des autres centres urbains, sachez que le Plan de la région montréalaise sera soumis à consultation publique dès septembre 2011. À Gatineau, le processus de révision du Schéma d’aménagement et de développement est également amorcé; la prochaine étape publique aura lieu au printemps prochain. Finalement, à Sherbrooke, un plan de mobilité durable est en cours d’élaboration et devrait être soumis à consultation plus tard dans l’automne. Un tel plan se distingue des plan et schémas d’aménagement en se centrant surtout sur la mobilité, mais l’enjeu est tout aussi important pour les citoyens.
Vivre en Ville invite les groupes et citoyens à exprimer leurs points de vue relativement à l’aménagement durable de leurs collectivités. Consulter nos publications pour éclairer certains enjeux et soulever les réflexions.
Written on août 3, 2011 at 14 h 26 min, by Philippe
Révision de la Loi sur l’aménagement et l’urbanisme Réforme de la loi, réforme des pratiques
Québec, le 12 mai - Dans le cadre des consultations sur l’avant-projet de Loi sur l’aménagement durable du territoire et l’urbanisme, Vivre en Ville, Équiterre, le Regroupement national des conseils régionaux de l’environnement (RNCREQ) et la Fondation David Suzuki en appellent à une véritable réforme des pratiques d’aménagement du territoire. La future Loi guidera pour des décennies les pratiques d’aménagement et d’urbanisme et la qualité de vie de l’ensemble des Québécois. Elle doit donc être le coup d’envoi d’un changement de cap décisifet donner à l’État les leviers nécessaires pour orienter le Québec vers un aménagement durable du territoire.
Mettre fin à des décennies de mauvaises pratiques en aménagement
Les pratiques actuelles en urbanisme sont loin d’être durables. Étalement urbain, collectivités dépendantes de l’automobile, perte de territoires naturels et agricoles, infrastructures difficilement rentabilisées… « L’étalement urbain gruge nos ressources de façon alarmante. Pour mettre fin à des décennies de mauvaises pratiques en aménagement, il faudra non seulement des orientations claires mais aussi un encadrement rigoureux », a commenté Alexandre Turgeon, président de Vivre en Ville.
Un avant-projet de loi prometteur
Les quatre organisations sont d’abord enthousiastes quant à l’intitulé de l’avant-projet de loi, « Loi sur l’aménagement durable du territoire et l’urbanisme » (LADTU), qui annonce une volonté d’aller dans la bonne direction. En introduisant un « aménagement planifié et responsable, respectueux des principes du développement durable » comme principe de base, le nouveau cadre législatif proposé invite les acteurs municipaux à améliorer leurs pratiques. Cette orientation devra d’ailleurs se refléter à tous les niveaux dans le projet de loi. Pour Karel Mayrand, directeur québécois de la Fondation David Suzuki, « le Québec doit saisir l’occasion de créer un cadre permettant de maintenir les milieux naturels périurbains et les multiples services écologiques essentiels qu’ils procurent pour soutenir la qualité de vie de nos communautés ».
L’État, gardien de l’aménagement durable du territoire
Les municipalités, une autonomie de moyens, une obligation de résultats
Selon les quatre organisations, l’État doit demeurer le gardien de l’aménagement durable du territoire afin de préserver l’intérêt collectif. Pour leur part, les municipalités doivent être autonomes dans leurs moyens d’actions, mais elles doivent avoir une obligation de résultats. « L’avant-projet de Loi propose que les communautés métropolitaines et les MRC adoptent une vision stratégique du développement de leurs territoires » confie Hugo Séguin, conseiller principal chez Équiterre. « Mais nulle part on ne mentionne qu’il faudrait aussi une vision stratégique pour l’ensemble du territoire québécois. Pour le moment, on met la charrue devant les bœufs ».
Des éléments positifs à renforcer
Dans leur mémoire intitulé « Réforme de la loi, réforme des pratiques», les quatre organisations proposent notamment l’obligation pour les MRC et municipalités de se doter de mécanismes de suivi pour l’atteinte de leurs objectifs, un bon pas vers une planification plus efficace et responsable. Une reddition de comptes transparente et régulière doit ainsi permettre, à l’État comme aux citoyens, de suivre l’état de la situation.
De plus, les vocations introduites à l’article 19 de l’avant-projet de Loi, par exemple celles qui concernent la réduction des gaz à effet de serre et de la dépendance à la voiture, sont particulièrement intéressantes. L’introduction de ses vocations, directement associées aux principes du développement durable, souligne et renforce le rôle des documents de planification du territoire principalement à l’égard des enjeux environnementaux. Il s’agit probablement de l’un des principaux points forts du projet de révision de la Loi. Ainsi, il serait souhaitable que ces vocations deviennent la base de l’ensemble des exercices de planification territoriale (MRC, communautés métropolitaines, municipalités. etc.).
Vers une Politique québécoise d’aménagement durable du territoire
Pour Vivre en Ville, Équiterre, le RNCREQ et la Fondation David Suzuki, la révision de la loi doit être le premier jalon d’une Politique québécoise de l’aménagement durable du territoire. Cette politique devra assurer la cohérence de l’ensemble des actions de l’État qui ont une influence sur l’aménagement du territoire. Philippe Bourke, directeur du RNCREQ, indique que « les changements apportés au régime d’aménagement ne doivent pas être des changements de façade. À terme, Québec doit développer une politique nationale d’aménagement durable des territoires pour que tous les acteurs contribuent, de façon concertée et en fonction des réalités locales, au même objectif de réduction des émissions des gaz à effet de serre ».
Dans le cadre des consultations sur l’avant-projet de Loi sur l’aménagement durable du territoire et l’urbanisme, Vivre en Ville, Équiterre, le Regroupement national des conseils régionaux de l’environnement (RNCREQ) et la Fondation David Suzuki déposent un mémoire intitulé Réforme de la loi, réforme des pratiques.
Les organismes en appellent à une véritable réforme des pratiques d’aménagement du territoire. La future Loi orientera pour des décennies les pratiques d’aménagement et d’urbanisme et, donc, la qualité de vie de l’ensemble des Québécois. Elle doit être le coup d’envoi d’un changement de cap décisif et donner à l’État les leviers nécessaires pour orienter le Québec vers un aménagement durable du territoire.
Les pratiques actuelles en urbanisme sont loin d’être durables. Étalement urbain, collectivités dépendantes de l’automobile, perte de territoires naturels et agricoles, infrastructures difficilement rentabilisées… « L’étalement urbain gruge nos ressources de façon alarmante. Pour mettre fin à des décennies de mauvaises pratiques en aménagement, il faudra non seulement des orientations claires mais aussi un encadrement rigoureux », a commenté Alexandre Turgeon, président de Vivre en Ville.
Le rapport dévoilé jeudi par Vivre en Ville et Équiterre sur la réduction de la dépendance québécoise au pétrole fait parler de lui. Le document, intitulé Changer de direction. Chantier en aménagement du territoire et transport des personnes, a attiré l’attention des médias, dans le contexte où il propose des solutions pratiques, réalistes et immédiates aux différentes causes de la dépendance au pétrole.
Vivre en Ville et Équiterre ont lancé le 5 mai un rapport intitulé «Changer de direction», qui fait suite au document «Pour un Québec libéré du pétrole en 2030».
Alors que s’élèvent à nouveau les cours du pétrole en cette sortie de récession, la dépendance du Québec à cette forme d’énergie fossile et polluante plombe la croissance économique, déstabilise notre balance commerciale et nuit à l’atteinte de nos objectifs de réduction d’émissions de gaz à effet de serre.
Vivre en Ville et Équiterre proposent au gouvernement un plan d’action destiné à la fois à réduire notre vulnérabilité économique aux cours instables, mais croissants, du pétrole et à contribuer à l’atteinte de nos objectifs en matière de lutte aux changements climatiques. Ce plan d’action, Changer de direction, vise une réduction de 60% de la consommation de pétrole du Québec d’ici 2030, soit des économies de 4,2 milliards de litres de pétrole représentant 4,0 milliards de dollars et 9,8 millions de tonnes de gaz à effet de serre.
Équiterre et Vivre en Ville proposent au gouvernement du Québec de se projeter dans le XXIe siècle
Montréal, le 5 mai 2011 – Dans la foulée de la révision de la Loi sur l’aménagement et l’urbanisme, du plan d’action 2020 de lutte aux changements climatiques et de la stratégie québécoise d’électrification des transports, Équiterre et Vivre en Ville présentent aujourd’hui une vision résolument d’avant-garde en matière de transport des personnes et d’aménagement du territoire.
Ce projet de politique détaillé et chiffré, intitulé « Changer de Direction », contient plus d’une trentaine d’actions concrètes inspirées des meilleures pratiques nord-américaines et européennes. Alors que les prix du pétrole continuent d’augmenter, Ie projet vise à réduire la dépendance du Québec au pétrole et les émissions de gaz à effet de serre, tout en développant l’économie du Québec et la qualité de vie des citoyens.
S’appuyant sur l’approche internationale « Éviter-Transférer-Améliorer » (Avoid-Shift-Improve), les solutions proposées visent à réduire le besoin en déplacements motorisés, à accroître la part des déplacements faits en transports collectifs et actifs et à améliorer l’efficacité énergétique des véhicules. Les deux organisations proposent que le gouvernement du Québec assume pleinement ses responsabilités d’aménagiste en chef en fixant aux municipalités des balises claires encadrant le développement du territoire, et en visant la fin de l’étalement urbain. Vivre en Ville et Équiterre proposent également qu’avec un réseau routier désormais arrivé à maturité, les investissements prévus dans le développement de nouveaux liens autoroutiers, périurbains et urbains, soient réalloués au doublement de l’offre de transport collectif, partout sur le territoire.
« Il faut arrêter de construire des milieux de vie où il est impossible de vivre sans voiture. Nous sommes en train de condamner des centaines de milliers de familles à être dépendantes du pétrole, ce qui leur coûtera de plus en plus cher. C’est notre responsabilité, et la responsabilité du gouvernement du Québec, de mettre fin à ce gaspillage », rappelle Alexandre Turgeon, président et fondateur de Vivre en Ville.
Des objectifs de réduction de la consommation de pétrole
Les organismes proposent pour 2030 une réduction de 20% du kilométrage parcouru en voiture. « Cet objectif nous permettrait d’économiser près de 2,5 milliards de dollars en plus d’éviter l’émission de 6,2 mégatonnes de CO2 », souligne Steven Guilbeault, coordonnateur général adjoint d’Équiterre. « Pour atteindre cet objectif, nous proposons entre autres au gouvernement d’allouer, à terme, un nouveau budget de un milliard de dollars par année au développement de nouvelles infrastructures de transport collectif, tout en investissant pour maintenir les actifs existants », ajoute-t-il.
Les organismes visent entre autres à ce que d’ici 2030, une desserte fréquente, aux 10 minutes toute la journée, soit disponible à une majorité de la population. De plus, ils proposent entre autres de mettre un frein à l’augmentation de la capacité routière pour les déplacements de navettage. « Il nous faut sortir du cercle vicieux de la dépendance automobile : la construction de nouvelles routes amène inévitablement l’étalement urbain, l’augmentation de la circulation automobile et finalement, une augmentation de la congestion routière », explique Christian Savard, directeur général de Vivre en Ville.
Les organismes soulignent aussi que l’amélioration de la performance des véhicules doit encore être améliorée et qu’une cible d’un maximum de 25% de camions légers du parc automobile devrait être adoptée, en plus de la mise en place d’une norme sur la teneur en carbone des carburants et d’un bonus-malus. « Alors que le parc automobile ne cesse d’augmenter, et particulièrement le nombre de camions légers, nos louables efforts pour améliorer la performance des véhicules sont tout simplement insuffisants pour permettre de réduire notre consommation de pétrole et nos émissions de GES. Des alternatives à la voiture individuelle s’avèrent indispensables », propose Hugo Séguin, conseiller principal d’Équiterre.
Le rapport mentionne que l’adoption de ces trois chantiers permettrait de réduire la consommation de carburant des Québécois à 2,6 milliards de litres, soit une réduction de 60% par rapport à 2009, et de réduire les émissions de GES de la province considérablement afin d’aider le Québec à atteindre son objectif en ce domaine.
Jeudi dernier, les élus de la Communauté métropolitaine de Montréal ont adopté un projet de Plan métropolitain d’aménagement et de développement. Fruit de long travaux et de négociations, le Plan encadrera le développement de la région métropolitaine pour les années à venir.
De la volonté même de la CMM, le projet est maintenant soumis à débat, en espérant l’adhésion la plus vaste possible. Vivre en Ville souhaite également un débat ouvert, car ce plan est d’une importance capitale pour le développement durable de la métropole québécoise. Nous rassemblons pour vous ici quelques unes des premières réactions.
Vivre en Ville est heureux d’inviter les résidents de l’Outaouais à la projection de film Saga Cité, afin de discuter d’aménagement du territoire, d’urbanisme et de développement durable. Les conférenciers Alexandre Turgeon et Steven Guilbeault prendront la parole et échangeront avec les citoyens présents.
Le court métrage Saga Cité présente le rôle de l’aménagement du territoire et de l’urbanisme dans la lutte aux changements climatiques, à travers l’histoire fictive de la ville de Colvert. Une tournée québécoise est d’ailleurs en cours pour présenter le film d’animation dans diverses municipalités. On peut organiser une projection et en apprendre plus en visitant www.sagacite.org
Conférence « Aménagement et développement durable »
Mercredi, 4 mai 2011 à 19 heures
Salle Jean-Despréz, Maison du Citoyen
25, rue Laurier, Gatineau
Admission générale et gratuite – places limités
Réservation obligatoire par téléphone au 819-243-8000
Vivre en Ville est fier de s’associer avec ses différents partenaires pour le projet de verdissement Verdir un milieu de vie de l’école Cœur-Vaillant. Avec le verdissement de plus de 80% des terrains de l’école, ce projet offre un véritable moyen de lutte aux îlots de chaleur urbains. Chaque composante du projet est conçue de manière à abaisser les températures ambiantes et offrir des éléments d’éducation à l’environnement et à la nature et d’améliorer la qualité de vie de la communauté du quartier Sainte-Ursule, à Québec.
De gauche à droite : Alexandre Turgeon (Président de Vivre en Ville), Alain Fortier (président de la commission scolaire Des Découvreurs), Sam Hamad (député de Louis-Hébert, ministre des Transports et ministre responsable de la région de la Capitale-Nationale), Houda Bhouri (vice-présidente de Solidarité Sainte-Ursule), Jean-Sébastien Reid (directeur de l’École-des-Cœurs-Vaillants)
Ce projet est financé en partie par le Fonds vert dans le cadre de l’Action 21 du Plan d’action 2006-2012 sur les changements climatiques (PACC) du gouvernement du Québec.
Mieux construire nos quartiers, nos villes, nos villages
En vigueur depuis plus de 30 ans, la Loi sur l’aménagement et l’urbanisme (LAU) est en train de subir une véritable cure de jeunesse. La Commission de l’aménagement du territoire de l’Assemblée Nationale tiendra, à compter du 10 mai, une consultation sur l’avant-projet de loi déposé en décembre dernier. Des attentes, très élevées, sont suscitées par ce processus de mise à jour : est-ce que la future LAU révisée saura y répondre?
Revoir le cadre législatif est en effet une occasion incontournable de mettre fin à des décennies de mauvaises pratiques en aménagement et au gaspillage de ressources qui en a résulté. Déjà, l’intitulé de l’avant-projet de loi, « Loi sur l’aménagement durable du territoire et l’urbanisme » (LADTU), annonce une volonté d’évoluer dans le bon sens.
L’aménagement du territoire : chantier no 1 du développement durable
L’aménagement du territoire doit constituer le prochain grand chantier québécois. Nous considérons en fait qu’il s’agit de la pierre d’assise d’un véritable développement durable au Québec. Bien au-delà des solutions technologiques, repenser la manière dont nous aménageons nos milieux de vie est la solution la plus efficace et la moins coûteuse de répondre à plusieurs défis actuels et futurs.
Le défi climatique et énergétique, tout d’abord. En façonnant nos villes, l’aménagement du territoire détermine la consommation énergétique et la quantité de gaz à effet de serre émis par leurs habitants. À titre d’exemple, des milieux de vie plus compacts, avec des services accessibles à pied et axés sur un service performant de transport collectif sont le meilleur moyen de réduire la longueur et le nombre de déplacements motorisés. La cible de 20% de réduction des émissions en 2020, mais aussi, à plus forte raison, celles plus drastiques encore qui suivront, ne pourront être atteintes sans une action structurante en aménagement du territoire.
La protection du territoire agricole est aussi un enjeu brûlant, alors que les communautés métropolitaines en sont à évaluer leurs besoins de superficie constructible selon les prévisions de croissance. Jusqu’ici, on a permis le développement toujours plus loin au lieu de favoriser celui des zones déjà urbanisées. Il y a pourtant, au cœur même des villages, des quartiers anciens, des premières couronnes de banlieue, un potentiel énorme dans la revitalisation de terrains vacants ou sous-utilisés, bref, dans une meilleure utilisation de l’espace, avant même de penser à dézoner un seul hectare de zone agricole.
Parallèlement à ces enjeux, les décideurs doivent plus que jamais répondre à des impératifs d’efficacité et de bonne gestion : et c’est aussi ça le développement durable ! L’étalement urbain rend nécessaire la construction de nouveaux aqueducs, écoles, services d’incendie, équipements de loisirs, etc. Et c’est sans compter le réseau routier et autoroutier dont le coût est bien souvent assumé par le gouvernement, donc par l’ensemble des Québécois. Ces besoins exponentiels en infrastructures constituent un gouffre pour les finances publiques auquel il est impératif de mettre fin.
Les mauvaises décisions en aménagement du territoire ont de nombreuses autres conséquences néfastes, que ce soit en matière de santé, de perte de biodiversité, de sécurité routière, d’inefficacité énergétique, de disparition des milieux humides… Nous n’avons pas le choix : il faut mettre l’aménagement du territoire au premier rang des priorités. Le nouveau cadre législatif doit être la première étape d’un changement de cap.
La LADTU : des intentions louables
L’avant-projet de loi préconise une orientation salutaire : un « aménagement planifié et responsable, respectueux des principes du développement durable ».
L’intégration des principes du développement durable semble d’ailleurs en trame de fond de la future loi. Le contenu des schémas d’aménagement et plans d’urbanisme, qui auront notamment pour vocation de « contribuer aux efforts en matières d’efficacité énergétique et de réduction des émissions de gaz à effet de serre » et de « contribuer à diminuer le recours à l’automobile », en est un indice.
Nous souscrivons également au principe d’évaluation de la performance des documents de planification. L’obligation pour les MRC et municipalités de se doter d’objectifs permettrait de donner un sens à la planification. Elle favoriserait aussi la reddition de comptes auprès des citoyens.
La LADTU ne sera pas une baguette magique. Elle doit toutefois donner à l’État les leviers nécessaires pour assurer l’atteinte des objectifs globaux.
Désormais…
La nouvelle Loi doit être le coup d’envoi d’un « désormais » en aménagement du territoire : car, pour que le Québec continue d’offrir à ses habitants prospérité, sécurité et qualité de vie, il est impératif de changer nos pratiques. La proposition actuelle va dans la bonne direction. Les principes doivent en être précisés lors de son application, qui devrait s’accompagner de nouvelles orientations gouvernementales en aménagement plus précises et plus exigeantes.
Puisque les décisions locales ont des conséquences majeures pour l’ensemble des citoyens québécois, c’est à l’État de définir la direction à prendre et les cibles à atteindre. Il se doit de fixer des objectifs aux municipalités, en collaboration avec elles mais en demeurant le gardien du développement durable de notre territoire. La variété de leviers dont il dispose, tant budgétaires que législatifs, lui permettra de jouer le rôle d’arbitre en même temps qu’il déploiera, par l’exemple, son leadership.
Dans son action, l’État devra d’ailleurs être exemplaire et cohérent. En particulier, il ne peut pas, d’une main, inciter municipalités et citoyens à prendre la voie du transport collectif, et de l’autre, investir toujours davantage dans le développement du réseau autoroutier, notamment en milieu urbain.
Le Québec a besoin d’une révolution en matière d’aménagement du territoire, et la LADTU peut en être un des fondements. Saisissons cette occasion !
Alexandre Turgeon,
Président de Vivre en Ville, le Regroupement québécois pour le développement urbain, rural et villageois viable
Le bureau de Vivre en Ville à Gatineau recherche deux employés pour la saison estivale afin de soutenir les activités et projets de l’organisme en Outaouais relatifs au développement durable des collectivités :
Les personnes qui seront recrutés devront en particulier travailler sur des dossiers de transports durables (plan de déplacements écoles et entreprises) et à l’organisation des activités de la semaine des transports collectifs et actifs de Gatineau 2011. Les tâches seront effectuées sous la coordination et la supervision de la coordonnatrice du bureau et de la chargée de projet principale. Plus de détail dans les offres jointes. Merci d’envoyer vos CV et lettres de présentation à gatineau@vivreenville.org avant le 8 avril, midi en précisant le titre du poste sur lequel vous appliquez.
Vivre en Ville est fière de participer de nouveau au Défi Climat, la plus vaste campagne de sensibilisation et de mobilisation pour la lutte aux changements climatiques à travers le Québec. Défi Climat invite les citoyens à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre (GES) en s’engageant à modifier leurs habitudes de vie et de déplacement. Pour les aider, elle propose une vingtaine de gestes simples et concrets, dont certains pour les intrépides, ayant des impacts positifs sur l’environnement, la santé et l’économie.
Ce mardi 22 février avait lieu le lancement de Saga Cité, la première campagne québécoise de sensibilisation sur le rôle de l’aménagement du territoire et de l’urbanisme dans la lutte contre les changements climatiques.
L’évènement s’est déroulé à Montréal en présence de plus de cent participants : représentants de la Ville de Montréal, experts en urbanisme, en transport, en santé et groupes environnementaux. Mme Chantal Gagnon, directrice à la direction du développement durable et responsable du plan d’aménagement urbain à la Ville de Montréal a profité de l’occasion pour expliquer les enjeux de la région métropolitaine en matière d’aménagement et de lutte contre les changements climatiques.
Si vous n’avez pas encore visionné le film, dirigez-vous vers sagacite.org dès maintenant !
Merci à tous les invités pour leur chaleureuse présence et l’accueil réservé au film. Nous sommes déjà fébriles pour la suite des évènements… plus de nouvelles à ce sujet d’ici peu !
Avocat chez Morency Avocats
Il se spécialise dans différents domaines reliés au droit municipal dont la rédaction d’avis légaux, de règlements municipaux, de procédures judiciaires ou encore la représentation devant différentes instances juridiques décisionnelles. Il agit également a titre de conférencier auprès de plusieurs associations municipales dont la FQM, l’ADMQ et la COMBEQ.
Thomas Duchaine
Aménagiste-urbaniste à l’administration régionale de Kativik, Nunavik
Il a été chargé de projet en changements climatiques chez Équiterre de 2008 à 2010 et s’intéresse à la réduction de la dépendance au pétrole et aux solutions permettant de réduire les émissions de gaz à effet de serre, notamment par l’aménagement viable du territoire.
Serge Filion
Géographe et urbaniste
Président de l’Ordre des urbanistes du Québec de 1991 à 1998, il a pratiqué l’urbanisme à la Ville de Québec pendant 28 ans, puis occupé le poste de directeur de l’aménagement et de l’architecture à la Commission de la capitale nationale du Québec jusqu’en 2006.
Nicolas Lavoie
Urbaniste et conseiller en aménagement à l’arrondissement de Côte-des-Neiges—Notre-Dame-de-Grâce, Ville de Montréal
Il est impliqué dans le projet de requalification du secteur Namur / Jean-Talon Ouest, où il travaille avec les promoteurs pour développer des projets privés plus durables. Il a travaillé pour Vivre en Ville pendant trois ans.
Myriam Marquis
Directrice du Service de l’urbanisme et du développement, Ville de Rivière-du-Loup
Forte d’une expérience dans le secteur privé et au niveau régional, elle œuvre dans le milieu municipal depuis les dix dernières années. Cette diversité d’échelles d’intervention et de perspectives lui permet aujourd’hui d’avoir un regard intégrateur auquel se rattache une préoccupation constante pour l’amélioration de la qualité de vie dans les quartiers.
Jean Morency
Président directeur général de Société Développement Eximm.
Il est membre du conseil d’administration de l’Institut de développement urbain du Québec et de la Coalition québé coise du bois. Il s’implique aussi auprès de l’industrie immobilière québécoise.
Marie-Odile Trépanier
Professeure titulaire à l’Institut d’urbanisme de l’Université de Montréal
Avec sa double formation de juriste et d’urbaniste, elle y a assumé la responsabilité de cours sur les institutions municipales et sur les outils juridiques en urbanisme pendant plus de 25 ans. Ses travaux de recherche mettent l’accent sur la gestion et la planification métropolitaine, ainsi que sur la protection et la gestion des espaces naturels et des paysages.
Geneviève Vachon
Architecte et professeure titulaire à l’École d’architecture de l’Université Laval
Elle enseigne le design urbain et s’intéresse plus spécifiquement aux enjeux de la mobilité durable et de la requalification urbaine. Elle codirige le Groupe interdisciplinaire de recherche sur les banlieues (GIRBa) et a dirigé des projets pour la Ville de Québec, le ministère des Transports et la Communauté métropolitaine de Québec.
Alexandre Turgeon
Alexandre Turgeon préside le conseil d’administration de Vivre en Ville et est directeur général du Conseil régional de l’environnement – Capitale Nationale et président exécutif du Centre culture et environnement Frédéric Back. Il cumule plus de quinze années d’expérience en urbanisme et environnement, notamment à titre de communicateur sur le thème des collectivités viables et de gestionnaire de projet. Il a orchestré la mise en œuvre de projets de démonstration comme la coopérative d’habitation Vivre en Ville et le bâtiment écologique du Centre Culture et Environnement Frédéric Back à Québec.
Written on février 16, 2011 at 20 h 11 min, by admin
Programme en efficacité énergétique destiné aux ménages à revenu modeste, comprenant des mesures et des conseils personnalisés en efficacité énergétique. Vivre en Ville est mandataire du programme Éconologis pour la grande région de la ville de Québec. Pour plus d’information, consultez la page dédiée au programme ou contactez nous au 418 523-5595 ou sans frais au 1-888-622-0011 poste 3116.
Sensibilisation grand public
Campagne de sensibilisation sur l’herbicyclage (Ville de Québec)
DéfiQuébec.com
Ancêtre du Défi Climat, cette campagne régionale de sensibilisation à la lutte aux changements climatiques (2005-2007) a convaincu plus de 25 000 citoyens de la région de Québec de réduire d’une tonne leurs émissions de GES, par des actions visant principalement la consommation d’énergie domestique, les habitudes de transport et la production de matières résiduelles.
Projet pilote de remplacement de vieux réfrigérateurs pour ménages à faible revenu
En collaboration avec MRE environnement et Hydro-Québec, Vivre en Ville a développé un projet pilote de remplacement de réfrigérateurs énergivores pour les ménages à faible revenu. Vivre en Ville a offert à 240 ménages à faible revenu, propriétaires d’un réfrigérateur de plus de 15 ans, la possibilité de l’échanger pour la somme de 75$ contre un réfrigérateur neuf.
Projet pilote de collecte des résidus alimentaires
Vivre en Ville participa à la mise en place de la collecte des résidus alimentaires auprès de 375 résidences regroupées à Lac-Beauport et Beaupré (MRC de La Jacques-Cartier et MRC de La Côte-de-Beaupré) ainsi que dans différents secteurs de la ville de Québec. Il s’agit d’un projet pilote qui s’est déroulé sur une période d’un an à partir du mois de juin 2008.
Dans ce contexte, Vivre en Ville organisa une campagne d’information et de sensibilisation via le porte-en-porte auprès des citoyens visés. En plus d’évaluer l’intérêt des citoyens et d’atteindre un taux élevé de participation, le projet a permis de tester les modes de collecte et les types de contenants
Written on février 16, 2011 at 19 h 02 min, by admin
Face aux défis des changements climatiques, l’urbanisme et de l’aménagement du territoire ont un rôle central à jouer. En définissant la forme des collectivités à l’origine de nos habitudes de vie, ils permettent de réduire à la source les émissions de gaz à effet de serre. C’est en ce sens que travaille Vivre en Ville depuis 2010 sur la campagne Saga Cité. Avec un court métrage comme pièce central, découvrez les impacts du développement de nos collectivités.
Le site internet de Vivre en Ville avait bien besoin d’une petite cure de jeunesse. C’est chose faite désormais !
Il s’agit d’une mise à jour temporaire de notre présence web, sur laquelle vous retrouverez l’essentiel des informations concernant notre organisme et nos activités.
Pour tout information supplémentaire, n’hésitez pas à nous contacter, il nous fera plaisir de répondre à votre demande.
Bonne navigation, L’équipe de Vivre en Ville.
Written on février 13, 2011 at 10 h 56 min, by admin
Écobâtiment participe activement au virage vert de l’industrie de la construction, par ses projets de formation et de sensibilisation de ses intervenants en matière de développement durable. En se positionnant comme un carrefour d’information sur le bâtiment durable, Écobâtiment participe à mettre en réseau les professionnels du milieu et le grand public, les centres de recherche et les manufacturiers, les promoteurs immobiliers et les entrepreneurs. Ce carrefour favorise la conception intégrée et la mobilisation de tous les acteurs clés du processus de construction.
Written on février 11, 2011 at 15 h 48 min, by admin
Le centre de gestion des déplacements du Québec métropolitain
Mobili.T favorise le développement de solutions novatrices en transports viables. L’organisme à but non lucratif offre différents services qui aident les employeurs à améliorer concrètement la mobilité de leurs employés et l’accessibilité de leurs sites, dans un souci de développement durable.
Written on février 11, 2011 at 15 h 47 min, by admin
Organisme national d’intérêt public, Vivre en Ville a pour mission l’amélioration de la qualité de l’environnement et des milieux de vie par l’application des principes du développement durable dans l’urbanisme, l’aménagement du territoire et le bâtiment. Appuyez-nous dans notre mission en devenant membre de Vivre en Ville.
Le Regroupement québécois pour le développement urbain, rural et villageois viable
Actif depuis 1995, l’organisme est devenu le chef de file québécois du développement durable dans la majorité des domaines liés à l’aménagement du territoire, l’urbanisme et le bâtiment. Grâce à une équipe dynamique et diversifiée, Vivre en Ville est en mesure d’aborder les enjeux du développement durable tant à l’échelle de l’agglomération, du quartier, de la rue ou du bâtiment. Cette expertise est par ailleurs bonifiée par des partenariats, notamment en efficacité énergétique et en gestion des déplacements. Consultez les différents projets et activités pour voir comment Vivre en Ville stimule l’innovation et participe au développement de collectivités viables.
La petite histoire
Créé en 1995, Vivre en Ville mise dès son origine sur le développement urbain viable. Rapidement, l’organisme devient un groupe de réflexion et d’influence qui place la formation et la sensibilisation au développement durable au cœur de son action.
Depuis 1996, l’équipe de Vivre en Ville s’est structurée en développant une expertise dans l’aménagement du territoire lié aux transports, à la qualité de vie des citoyens, à la gestion des ressources et de l’environnement. Cette expertise permet à l’organisme d’intervenir sur des sujets d’actualité concernant tant les affaires municipales que nationales.
Fort du succès de deux événements, le colloque Vers des Collectivités Viables® (1999) et le forum Des villes habitables pour tous (2001), Vivre en Ville entreprend la réalisation de la Trousse d’actions Vers des collectivités viables®. Cet ouvrage de référence publié en 2005, visait à offrir un outil novateur pour le développement viable de nos collectivités, grandes et petites.
Aujourd’hui, Vivre en Ville continue de stimuler l’innovation durable en aménagement du territoire et œuvre à l’amélioration de la qualité de milieux de vie du Québec. Les différents projets en cours ou à venir sont autant de preuves de la forte implication de l’organisme.
Written on février 11, 2011 at 14 h 35 min, by admin
Vivre en Ville offre des services reliés au verdissement et à l’amélioration de la qualité de l’environnement urbain qui sont adaptés pour différents besoins, pour répondre à différentes problématiques. Les opérations de verdissement servent à répondre à la montée de multiples considérations environnementales en milieu urbain pour faire face à des enjeux tels que l’amélioration de la qualité de vie, les îlots de chaleurs, la qualité de l’air, la réduction d’émissions des GES, la gestion des eaux de ruissellement, etc. L’expertise en urbanisme végétale permet d’intégrer la végétation comme un élément participant à l’organisation spatiale, au même type que les autres composantes des milieux urbains. Vivre en Ville s’intéresse aux opérations de verdissement comme tel et à l’accompagnement de groupes, de collectivités, de municipalités ou de toutes autres instances œuvrant vers ces objectifs environnementaux et urbanistiques.
Les différents services
Le service d’accompagnement de municipalités et de collectivités vise à fournir une vision d’ensemble face aux différents enjeux reliés l’environnement urbain, une analyse et une planification adaptée en découlent. L’offre de consultation en verdissement pour des projets d’aménagement cherche à améliorer la qualité de l’environnement par des objectifs portés par les opérations de verdissement urbain. Enfin, la mise en œuvre de projets d’aménagement incluant le verdissement vise directement à améliorer la qualité des milieux de vie. Découvrez en détail les services de verdissement qu’offre Vivre en Ville (PDF, 1,1Mo).
Un projet en cours de réalisation : Verdir un milieu de vie*
Le projet de verdissement de l’école primaire Cœur-Vaillant (quartier Saint-Ursule, Québec) en est un d’amélioration de la qualité de vie et d’éducation. Appuyé sur une communauté scolaire dynamique, le projet basé sur la lutte aux îlots de chaleur urbains vise une mobilisation de celle-ci et une amélioration tangible de la qualité de l’environnement. Les interventions végétales du projet serviront de base à divers programmes d’éducation relative à l’environnement et à la nature.
* Ce projet est financé par le Fonds vert dans le cadre de l’Action 21 du Plan d’action 2006-2012 sur les changements climatiques (PACC).
Written on janvier 12, 2011 at 20 h 44 min, by admin
Services-conseils en efficacité énergétique et bâtiment durable
En partenariat avec Écobâtiment, Vivre en Ville offre des services de réalisation et d’accompagnement de projets d’écoconstruction, d’inspections, de formation professionnelle, d’analyse du bâtiment et de gestion de projets LEED®.
Programme Rénoclimat (AEE)
Vivre en Ville offre les programmes Rénoclimat du Ministère des Ressources naturelles et de la Faune et écoÉnergie du Ministère des Ressources naturelles du Canada. Ces programmes offrent une évaluation énergétique avant et après les travaux de rénovation, une cotation énergétique de la maison et un accès à des aides financières. Pour plus d’information, contactez-nous au 418·523·5595.
Végétalisation de bâtiments – Phénix de l’environnement en 2006
Un mur végétal ainsi que deux toitures et une corniche végétales ont été élaborés et réalisés par Vivre en Ville sur le Centre Culture et Environnement Frédéric-Back. Le projet visait à démontrer et mesurer les impacts écoénergétiques de ces installations.
Guide de bonnes pratiques en bâtiment durable (MAMROT)
L’objectif de ce guide est de sensibiliser les professionnels de l’aménagement du territoire aux impacts positifs de la construction durable et de leur fournir des références permettant de mettre en œuvre des stratégies de promotion du bâtiment durable sur leur territoire. (mandat de recherche et de rédaction pour le MAMROT)
Written on janvier 12, 2011 at 20 h 39 min, by admin
Programme de promotion des déplacements actifs et sécuritaires entre la maison et l’école, initié par Vélo Québec, Mon école, à pied, à vélo ! vise à développer chez les jeunes un réflexe « déplacement actif ». Pour chacune des écoles participantes (39 écoles en 2010-2011), un diagnostic de la situation mène à l’élaboration d’un plan de déplacement propre à chaque école. Pour plus d’information, consultez la page du projet sur le site d’Accès transports viables.
Gestion des déplacements en entreprise
Mobili.T, le Centre de gestion des déplacements du Québec métropolitain
Vivre en Ville a mis sur pied un centre de gestion des déplacements pour la région de Québec. Mobili.T offre des services aux employeurs de la région de Québec pour les aider à améliorer la mobilité de leurs employés et l’accessibilité de leurs sites, dans un souci de développement durable.
Stratégie de gestion des déplacements pour Gatineau et sa région
Depuis 2008, Vivre en Ville a coordonné la Stratégie de gestion des déplacements pour Gatineau et sa région (SGDG) qui s’est terminée en septembre 2010. L’opérationnalisation de la SGDG passe par la mise en place d’un Centre de gestion des déplacements (CGD) à Gatineau. Dans l’attente de l’ouverture du futur CGD Gatineau, Vivre en Ville offre un service de gestion des déplacements pour les employeurs qui en font la demande.
Colloque Vers des collectivités actives
Tenu à Montréal en avril 2009, ce colloque sur les déplacements actifs s’adressait tant aux décideurs qu’au grand public et présentait notamment deux conférenciers vedettes : Elena Madison, de Project for Public Spaces (NY) et Rex Burkholder, de l’Action Climatique Régionale du Metro Regional Government de Portland (OR).
Vélo-Ville
Programme voué à stimuler l’usage du vélo pour les déplacements professionnels. Depuis 2003, jusqu’à neuf institutions et entreprises de la région de Québec ont profité de ce service d’implantation de vélos en libre-service auprès des employeurs et des institutions scolaires.
Semaine des transports collectifs et actifs (STCA) de Gatineau
Après l’organisation de la fiesta du transport durable en 2009, la Ville de Gatineau a confié à Vivre en Ville l’organisation de la Semaine des transports collectifs et actifs de Gatineau édition 2010. La STCA est une semaine d’activités de toutes sortes visant à sensibiliser les citoyens et les décideurs à la nécessité de changer leurs habitudes de déplacement, pour eux, pour l’environnement et pour la qualité de vie en ville.
Written on décembre 10, 2010 at 16 h 49 min, by admin
Présentation et vulgarisation du concept de collectivités viables dans le cadre de colloques ou conférences. Offre de services-conseils en aménagement du territoire et en urbanisme, formation et accompagnement.
Saga Cité
Saga Cité est un film de sensibilisation sur les impacts du mode de développement urbain sur la santé, l’environnement, l’économie et les changements climatiques. Diffusé sur Internet et via une tournée québécoise associée à des conférences, il sera projeté dans plus de 25 villes et MRC en 2011. Découvrez le court métrage d’animation et l’ensemble de la campagne sur www.sagacite.org.
Se mobiliser pour agir
Projet de mobilisation et de renforcement des capacités des acteurs dans la région de la Capitale-Nationale (2007-2009). Axé sur une tournée de conférences, un forum régional de concertation et l’accompagnement de comités, le projet a permis de tester une stratégie de mobilisation et d’accompagnement vers le développement de collectivités viables.
Trousse d’actions Vers des collectivités viables®
Éditée en 2005, la Trousse est un outil éducatif sur le thème des collectivités viables qui est le fruit des recherches et voyages d’études (Europe, Etats-Unis, Canada) effectués par l’équipe de Vivre en Ville entre 2001 et 2004. La Trousse présente, dans une réalisation multimédia (livres, vidéos, cédérom), un inventaire d’initiatives touchant diverses composantes du concept de collectivité viable.
La Trousse d’actions Vers des collectivités viables® est désormais épuisée et en cours de refonte. Les films sont en revanche toujours disponibles en format DVD. Contactez-nous pour plus d’information.
Colloque international Vers des collectivités viables®
En 1999, Vivre en Ville organisait le colloque international Vers des collectivités viables® réunissant, durant trois jours, 600 participants et 65 conférenciers venus d’Europe, d’Amérique du Nord et d’Amérique du Sud.
Written on décembre 10, 2010 at 16 h 47 min, by admin
Améliorer la qualité des milieux de vie, par l’application des principes du développement durable dans l'urbanisme, l’aménagement du territoire et le bâtiment.