Reportage d’Enquête sur les influenceurs immobiliers: L’engagement du nouveau gouvernement permettra enfin de protéger les locataires

26 octobre 2026

Montréal, le 26 octobre 2026 – Le reportage d’Enquête intitulé Influenceurs immobiliers : des portes à tout prix, diffusé le 22 octobre, met en lumière la réalité alarmante des lacunes des mécanismes de protection des locataires au Québec. Heureusement, des solutions sont prêtes à être mises en œuvre. Cette semaine, une motion a été adoptée par le conseil municipal de la Ville de Montréal demandant au gouvernement du Québec de mettre en place un registre obligatoire, universel et accessible des loyers. Un engagement en ce sens a été pris à de nombreuses reprises par le Parti Québécois dans les quatre années et clairement réitéré la semaine dernière par le premier ministre; permettrait de prévenir les situations déplorables comme certaines de celles  rapportées dans le reportage. 

« Dans un contexte de crise de l’habitation et de l’itinérance, la protection des locataires doit être prioritaire. Nous nous réjouissons que le nouveau gouvernement se soit très clairement prononcé, et ce à maintes reprises, en faveur du Registre des loyers; pour améliorer la protection des droits des locataires, prévenir les évictions arbitraires et ainsi mieux prévenir l’itinérance. », déclare Alana La Rosa-Dancoste, coordonnatrice - Habitation et aménagement, Vivre en Ville et responsable du Registre des loyers.

Le Registre, un outil indispensable pour protéger des hausses abusives 

Le Code civil détient un mécanisme pour éviter la flambée des loyers et conserver l’abordabilité : la clause G. Celle-ci permet notamment aux locataires de connaître le montant du loyer payé par le locataire précédent et de demander une fixation de loyer. Or, ce mécanisme est dysfonctionnel parce que ce sont toujours près de 80% des locataires qui ne sont pas au fait du montant de la clause G de leur bail malgré la tentative infructueuse du précédent gouvernement d’y remédier. La clause G n’est donc pas suffisante, rendre l’information disponible est la seule manière de s’attaquer à ce problème.

Le Registre des loyers est une réponse directe à cet enjeu. Il permet aux locataires de connaître facilement les loyers précédents d’un logement, de juger s’il y a eu augmentation de loyer abusive, et d’agir en conséquence.

Il est temps de rendre le Registre des loyers public, obligatoire et universel 

L’efficacité du Registre a été démontrée. Dans plusieurs cas, il a permis à des locataires d’identifier et de contester des hausses de loyer abusives. 

Pour garantir ce droit à toute la population, la mise en place d’un registre public, obligatoire et universel des loyers constitue une mesure accessible dès maintenant et à peu de frais. Le Registre a été construit pour être mis en œuvre par un gouvernement et alimenté dans le futur par des données administratives, comme celles issues du relevé 31 ou de la déclaration de revenus. Réclamé par de nombreuses municipalités, spécialistes et organisations de la société civile comme le Collectif québécois pour la prévention de l’itinérance (CQPI), Force Jeunesse, l’AQDR ou encore la Direction de santé publique de Laval, il s’agira aussi d’un outil incontournable pour la prévention de l’itinérance. 

« La population appuie aussi cette idée. Nous sommes donc enthousiastes et pleinement disposés à collaborer avec le Premier ministre et ministre chargé de la lutte contre l'itinérance Paul St-Pierre Plamondon, et la nouvelle ministre chargée de l’habitation Elsie Lefebvre pour mieux protéger la population. », déclare Samuel Pagé-Plouffe, directeur des affaires publiques et gouvernementales. 

Une détérioration alarmante pour les locataires

Doublement des loyers, intimidations, compensations financières pour pousser les locataires vers la sortie : de nombreuses tactiques douteuses permettent à certains propriétaires de s’enrichir en rachetant des immeubles à logements abordables pour ensuite hausser les prix des loyers. Le manque de protection face à ces agissements pèse toujours plus lourd sur les épaules des locataires.  

Une étude sur le marché locatif réalisée par Vivre en Ville en collaboration avec Léger démontre l’urgence d’agir. Le loyer moyen a bondi de 243 $ par mois depuis 2023, soit près de 3 000 $ de plus par année. La proportion des logements les moins chers s'effrite. Il n’est donc pas étonnant qu’un locataire sur cinq (21%) a toujours de la difficulté à payer son loyer au Québec. 

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Renseignements :

Samuel Pagé-Plouffe

Vivre en Ville

(514) 714-6762, samuel.page-plouffe@vivreenville.org

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