Une nouvelle étude Léger révèle une détérioration alarmante: Vivre en Ville réclame un registre universel des loyers
Montréal, le 26 janvier 2026 – Alors que le Québec s'apprête à entrer dans un nouveau cycle électoral et que le Tribunal administratif du logement (TAL) fixe ses recommandations en matière d’augmentation de loyers, une étude exclusive menée par Léger pour Vivre en Ville révèle une détérioration alarmante de la situation des locataires québécois. Pour la première fois, les données démontrent qu'un locataire sur cinq a eu de la difficulté à payer son loyer au cours de la dernière année.
À l’échelle du Québec, cela concernerait plus de 700 000 personnes. Plus préoccupant encore, plus d'un locataire sur dix a vécu cette situation à plusieurs reprises. Une personne sur quatre à Montréal a eu de la difficulté à payer son loyer en 2025.
«Ces chiffres sont un signal d'alarme. Un locataire sur cinq qui peine à payer son loyer, ce n'est plus une crise isolée, c'est une urgence sociale qui frappe le Québec de plein fouet», affirme Christian Savard, directeur général de Vivre en Ville.
Les 35-54 ans: les travailleuses et travailleurs sous pression
Le loyer moyen a bondi de près de 150 $ par mois depuis 2023, soit environ 1 800 $ de plus par année – une augmentation qui frappe particulièrement les 35-54 ans, dont près du tiers (31 %) ont eu du mal à joindre les deux bouts. Ce sont des travailleuses et travailleurs se retrouve sous pression : de moins en moins de ménages envisagent d'accéder à la propriété (22%), alors que les loyers continuent de grimper sans relâche.
«On parle de gens qui travaillent, qui ont des personnes à charge, qui contribuent à l'économie. Ils ne peuvent plus suivre», souligne Adam Mongrain, directeur – Habitation à Vivre en Ville. «L'augmentation annuelle de 1 800 $ depuis 2023, c'est l'équivalent de deux mois de loyer supplémentaires à trouver. Pour beaucoup de familles, c'est simplement impossible. Cette réalité explique pourquoi le visage de l’itinérance et de la précarité est en train de changer.»
«La crise du logement accentue les inégalités dans la population du Québec.», avance Geoffroy Boucher, économiste à l’Observatoire québécois des inégalités. «Nous avons un vif intérêt pour les données publiées aujourd’hui, qui sont appelées à orienter l’élaboration de solutions structurantes au service de l’abordabilité pour tous les Québecois et Québecoises.»
Des résultats qui se font attendre
Les plus récentes nouvelles en matière de taux d’inoccupation et des mises en chantier indiquent un progrès notoire de l’offre dans certains segments du marché. En dépit de ces avancées, les résultats de l’étude indiquent clairement que pour pratiquement chaque personne au Québec, la situation stagne ou s’empire au lieu de s’améliorer.
«Nous devons prendre grand soin de ne pas crier victoire trop vite.», rapporte David Goulet, directeur économique à l’Association des professionnels de la construction et de l’habitation du Québec. «C’est impératif de comprendre comment le stock résidentiel évolue et quelle est la réelle capacité de payer des ménages. Nous voyons bien que les gens ont de moins en moins d’options.»
Le rapport complet de l'étude Léger est disponible ici.
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